Traite des personnes — Capacity Building : L’OIM appelle à une protection accrue et soutenue des victimes

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Maurice et aux Seychelles a organisé, hier, un atelier national de validation. L’objectif était de présenter et d’examiner les conclusions et recommandations d’une évaluation approfondie des capacités nationales en matière d’assistance et de protection des survivants de la traite des personnes à Maurice.

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Organisé dans le cadre d’un projet financé par le Fonds de l’OIM pour le développement (IOMDF), l’atelier a réuni des représentants des institutions gouvernementales, des organisations de la société civile et des missions diplomatiques. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes de protection existants et les mesures à envisager pour améliorer l’accompagnement des survivants.

L’évaluation a examiné les dispositifs d’assistance et de protection proposés aux survivants à chaque étape de leur parcours, depuis leur identification précoce et leur prise en charge immédiate jusqu’à leur rétablissement et leur réintégration. Elle a également porté sur le cadre juridique national, les normes internationales applicables, les mécanismes de coordination ainsi que la disponibilité et la qualité des services proposés, notamment l’hébergement, les soins médicaux et psychologiques, l’assistance juridique et consulaire, ainsi que l’aide au retour et à la réintégration.

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S’appuyant sur une analyse documentaire, des consultations avec les principales parties prenantes et des visites dans des structures d’hébergement, l’étude a permis de relever les bonnes pratiques existantes et les domaines nécessitant une attention accrue. Les recommandations formulées visent à accroître la coordination des interventions et à promouvoir une approche fondée sur les droits humains, sensible aux questions de genre et adaptée aux besoins spécifiques des enfants. Centrée sur les victimes, cette approche place leur sécurité, leur dignité, leurs besoins individuels et leur intérêt supérieur au cœur des dispositifs d’assistance et de protection.

L’atelier s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer la lutte contre la traite des personnes. Le rapport 2026 du Département d’État américain sur la traite des personnes a maintenu Maurice au niveau 2 (« Tier 2 »), reconnaissant les progrès accomplis en matière d’identification des victimes, d’orientation vers les services appropriés et d’assistance. Il souligne toutefois la nécessité de consolider davantage les services de protection centrés sur les victimes, les enquêtes spécialisées et les mécanismes d’orientation.

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Dans ce contexte, l’évaluation et l’atelier de validation ont permis aux différentes parties prenantes d’examiner collectivement les capacités existantes, de cerner les lacunes et de définir des mesures concrètes pour booster l’assistance et la protection des survivants de la traite des personnes à Maurice.

Une réponse coordonnée
Dans son allocution, Alia Hirji, cheffe de mission de l’OIM à Maurice et aux Seychelles, a évoqué l’importance d’une collaboration soutenue entre les institutions nationales et les prestataires de services, afin de garantir aux survivants un accès à une assistance adaptée, sûre et rapide. « La protection des survivants de la traite ne se limite pas à l’identification des cas. L’essentiel réside dans une réponse coordonnée, qui place les droits, la sécurité, la dignité et les besoins individuels de chaque victime au centre des interventions. Cette évaluation constitue une occasion importante de reconnaître les capacités existantes, de remédier aux lacunes et d’accentuer la collaboration entre les institutions nationales et les partenaires. À travers cette démarche, nous souhaitons favoriser la mise en place de mesures concrètes et durables, afin que les victimes puissent bénéficier d’une assistance et d’une protection adaptées tout au long de leur parcours de rétablissement et de réintégration », a déclaré Alia Hirji.

Les discussions ont également porté sur les principes et les normes encadrant l’assistance aux victimes, la gestion des structures d’hébergement, la prestation des services, la coordination institutionnelle et l’importance d’une prise en charge individualisée. Les participants ont abordé la priorité d’adapter l’assistance aux circonstances de chaque victime, en tenant compte des questions de genre et des besoins spécifiques des enfants, tout en garantissant la confidentialité, la sécurité, la prise de décisions éclairées et la protection contre tout risque de préjudice supplémentaire.

À travers des discussions de groupe et des échanges, les participants ont travaillé à dégager une compréhension commune des mesures nécessaires pour remédier aux lacunes identifiées et améliorer la coordination entre les différents acteurs intervenant tout au long du parcours d’assistance et de protection.

Cet atelier s’inscrit plus largement dans les efforts de l’OIM visant à renforcer les capacités nationales en matière de prévention et de lutte contre la traite des personnes, autour de quatre axes : la prévention, la protection des victimes, les poursuites judiciaires et le partenariat. La consolidation de l’assistance et de la protection repose sur une coordination efficace entre les autorités gouvernementales, les organisations de la société civile et les autres partenaires concernés, ainsi que sur des services respectueux des droits et de la dignité des victimes.

L’OIM poursuivra sa collaboration avec les institutions nationales et ses partenaires afin de soutenir la mise en place d’une réponse coordonnée et durable à la traite des personnes à Maurice.

 

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