Transport – Bel-Air/Trou-D’Eau Douce : Quatre kilomètres…mais aucun bus direct 

La desserte en transport public entre Bel-Air et Trou-d’Eau-Douce reste limitée, en dépit de la proximité géographique des deux localités, distantes d’environ quatre kilomètres. À ce jour, aucune ligne d’autobus directe ne relie ces deux régions, obligeant les usagers à effectuer un trajet en deux étapes.
Concrètement, les passagers doivent d’abord se rendre à Bramsthan depuis Bel-Air, avant de poursuivre leur route vers Trou-d’Eau-Douce. Ce parcours s’effectue via les lignes 16 ou 18 pour la première portion, puis la ligne 55 pour la seconde, avec une fréquence moyenne d’environ 30 minutes pour chaque segment.
D’après le ministère du Transport, l’absence de liaison directe s’explique par une demande jugée insuffisante entre les deux localités. Les flux de déplacement des habitants seraient majoritairement orientés vers Flacq, principal pôle économique et de services de la région, ce qui réduit l’intérêt d’une ligne dédiée entre Bel-Air et Trou-d’Eau-Douce.
Dans ce contexte, l’introduction d’une nouvelle ligne de bus ou l’extension de la ligne 55 ne sont pas envisagées à ce stade. En revanche, des pistes alternatives sont à l’étude afin d’améliorer la connectivité. Parmi elles figure une éventuelle extension de la ligne 56, reliant Grande-Rivière-Sud-Est (GRSE) à Flacq, qui pourrait desservir Trou-d’Eau-Douce via La Lucie Roy. Ce projet reste toutefois conditionné à des consultations avec la National Transport Corporation ainsi qu’à des tests techniques pour évaluer sa faisabilité sur le terrain.
En parallèle, le service de taxis joue un rôle clé pour pallier l’absence de liaison directe. Les autorités ont recensé actuellement 56 taxis opérant à Trou-d’Eau-Douce et 76 à Bel-Air, un nombre jugé suffisant pour répondre à la demande. Certains chauffeurs proposent même des trajets directs entre les deux localités sous forme de “taxi-train”, avec des tarifs distincts, contribuant ainsi à assurer une certaine continuité du service.
Les difficultés de transport dans ces régions ont récemment été abordées lors d’une réunion tenue en janvier entre des représentants politiques de la région et les autorités concernées. À la suite de ces échanges, plusieurs mesures ont été envisagées pour améliorer l’offre existante, notamment l’extension récente de la ligne 56 et l’introduction prochaine de services supplémentaires sur la ligne 16D.
Le ministère concerné assure suivre de près l’évolution des besoins en transport dans la région. Il n’exclut pas d’ajuster l’offre à l’avenir si la demande venait à évoluer, avec l’objectif de garantir un service de transport public à la fois efficace, adapté et durable.
Ces éléments d’informations ont été fournis par le ministre du Transport terrestre, Osman Mahomed, à une interpellation du député de l’opposition Chetan Baboolall.

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