Après l’îlot Gabriel, dont le bail lui a été enlevé, Jayraj Woochit devrait être à nouveau inquiété pour son bail sur la plage de Trou-aux-Biches. C’est ce qu’indique le ministère des Terres et du Logement qui se penche actuellement sur les conditions dans lesquelles ce terrain 34 perches, dans l’enceinte de la cour abritant le bâtiment des garde-côtes a été octroyé à l’ami proche de Navin Ramgoolam.
Outre l’interdiction des Jet Ski, pour lesquels il avait obtenu un permis d’exploitation sous l’ancien régime et quiont été à nouveau interdit lorsque le nouveau gouvernement a pris les pouvoirs, Jayraj Woochit — activiste rouge très populaire dans la circonscription No 5 du leader du PTr, et dont le bail sur l’îlot Gabriel a été résilié en janvier 2015 — devra de nouveau être inquiété par les autorités. Cette fois, c’est sur la construction de sa boat house, sur un terrain de 34 perches, octroyé à bail par le gouvernement Ramgoolam, que le ministère des Terres et du Logement s’attarde.
Le ministère procède en effet actuellement à une enquête sur les conditions dans lesquelles ce bail a été alloué à l’activiste rouge, lui permettant de surcroît d’ériger un bâtiment en hauteur dans la cour des garde-côtes.
D’autant que, selon le ministère des Terres et du Logement, l’emplacement de cette boat house à l’entrée des garde-côtes serait gênant pour les garde-côtes en cas de nécessité d’un exercice de sauvetage en mer. « Il est nécessaire qu’on éclaircisse tout cela, et qu’on trouve qui sont derrière les permissions accordées à l’activiste de Navin Ramgoolam », dit-on au ministère des Terres et du Logement.
L’îlot Gabriel débarrassé
Si la boat house fonctionne toujours à ce stade, Jayraj Woochit procède à l’enlèvement des effets — dont le kiosque — qu’il avait aménagé sur l’îlot Gabriel. Ce départ de Jayraj Woochit est accueilli favorablement par les autres promoteurs d’excursion en mer dans le Nord, ces derniers estimant que dorénavant, tous les visiteurs auront un accès libre à l’ilot Gabriel. Ils déplorent cependant le sale état dans lequel l’île se trouve actuellement. 
Parallèlement, les habitants de Trou-aux-Biches et les usagers de cette plage, attendent toujours l’aire de stationnement qu’avait promise le ministère des Terres et du Logement en remplacement du Rittum Coffee du Pandit Sungkur dont le bail a aussi été résilié. Cinq mois après la résiliation du bail, si le restaurant a fermé ses portes, le bâtiment est toujours là. « Il y a une affaire en Cour », rappelle le ministère des Terres et du Logement pour justifier que le bâtiment n’a pas encore été détruit. En effet, si le Pandit Sungkur a finalement mis la clé sous le paillasson, il a cependant servi une mise en demeure au gouvernement, insistant qu’il avait suivi toutes les procédures pour installer son restaurant familial sur la plage de Trou-aux-Biches. L’affaire devrait être entendue le mois prochain. En attendant, la Central CID, menée par la Land Fraud Squad, a procédé à la mi-mai à l’interrogatoire du Pandit Sungkur, dans le cadre d’une enquête initiée au sujet de la dilapidation alléguée des terres de l’État sous l’ancien gouvernement.
La route côtière de Mon-Choisy toujours interdite aux automobilistes
Cette enquête a aussi débouché sur l’interrogatoire, fin mai, du promoteur de Tarisa Resorts, Leckram Nundlall, autre ami proche de Navin Ramgoolam, qui détenait jusqu’en janvier dernier, un terrain à bail à Mon-Choisy. Terrain qui avait été « privatisé »— barricadé d’un grillage et aménagé en jardin, rendant l’accès pied dans l’eau aux clients de Tarisa Resorts. Ce qui a parallèlement conduit à la fermeture de la route côtière de Trou-aux-Biches au détriment des usagers de la route et des plagistes. A ce jour, si le grillage a été enlevé, le jardin est toujours en place et la route toujours interdite aux automobilistes. Les piétons y ont droit d’accès, mais « pas kapav servi la route la, partout ena pied », déplorent-ils. Pour cette affaire, également au ministère des Infrastructures publiques, on indique que Leckram Nundlall a servi une mise en demeure à l’État et qu’il faudra attendre le verdict de la Cour avant d’entamer les démarches pour que la route redevienne praticable pour les automobilistes. Il s’agit d’une promesse électorale, rappellent les usagers de la route et les habitants de Mon-Choisy, faisant ressortir qu’en outre, l’actuelle route qui a été expressément dessinée et qui est aujourd’hui utilisée par les automobilistes est dangereuse.