L’ancien ministre de l’Environnement et député de la circonscription N°9 (Flacq/Bon-Accueil), Raj Dayal, accusé de « bribery by public official », a comparu en Cour intermédiaire hier. Par le biais de son homme de loi, il a réclamé l’arrêt de son procès, invoquant notamment un abus de procédures.
C’est devant les magistrats Vijay Appadoo et Niroshini Ramsoondar que Me Gavin Glover a formulé ses deux motions. Il réclame ainsi en premier lieu l’arrêt du procès pour abus de procédures à l’encontre de son client, Raj Dayal, ancien ministre de l’Environnement. Me Gavin Glover a souligné ce qu’il considère comme certains manquements dans l’enquête de l’ICAC. Dans un deuxième temps, il a avancé qu’il y a un « trial by the press » contre son client, arguant que des couvertures médiatiques depuis l’éclatement de cette affaire ont causé préjudice à Raj Dayal, qui ne peut, selon son homme de loi, faire face à un procès équitable.
Quant à la poursuite, représentée par Me Medaven Armoogum, elle a objecté aux deux motions. Raj Dayal devra comparaître à nouveau en cour le 1er juin.
Pour rappel, il est reproché à Raj Dayal d’avoir sollicité un pot-de-vin de Rs 1 million de l’homme d’affaires Patrick Soobhany le 26 mars à son bureau, à Port-Louis. Une somme qui serait destinée à l’achat de 50 “bal kouler” en marge des célébrations de la fête Holi, et ce, en échange éventuellement d’un permis EIA pour un projet de morcellement de 294 lotissements sur une superficie de 35 arpents à Gros-Cailloux. Une bande sonore évoquant cet « arrangement » entre l’homme d’affaires et Raj Dayal à son bureau, le mardi 22 mars, avait été remise à l’ICAC. Une bande sonore que les avocats de la défense estiment « irrecevables » en cour, ayant été prise sans le consentement et la connaissance de l’ex-ministre. Raj Dayal a plaidé non-coupable de l’accusation portée contre lui, soit celle de « bribery by public official », qui tombe sous l’article 4(1) (a) (2) de la Prevention of Corruption Act (POCA).