Le Chief Executive Officer de Betamax, Veekram Bhunjun, qui fait l’objet de quatre charges provisoires en Cour de district de Port-Louis, dans le cadre de l’enquête policière sur l’octroi d’un contrat de Rs 10 milliards pour des frets pétroliers à la société Betamax Ltd, n’insiste pas à ce stade sur sa demande de radiation des accusations provisoires portées contre lui. Cela en raison du temps que prendra le DPP pour trancher sur cette affaire. Le représentant du Parquet a expliqué en cour hier que le DPP aura besoin de plus de temps pour éplucher ce dossier « volumineux ».
Veekram Bhunjun est accusé, à titre provisoire, d’avoir soudoyé l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam en sa résidence à Riverwalk, Vacoas, entre 2010 et 2012, pour que Betamax obtienne un contrat de Rs 10 milliards pour le transport de produits pétroliers de l’Inde vers Maurice. Le Central Criminal Investigation Department (CCID) reproche également à Veekram Bhunjun d’avoir proféré des menaces envers Ranjitsing Soomarooah, l’ex-directeur de la State Trading Corporation (STC), en lui disant « kapav fer Ramgoolam fou twa enn b… ek fer twa lev pake ale » en 2009. Le CEO de Betamax est aussi accusé d’avoir signé un contrat sans l’approbation du Central Procurement Board, en violation de l’article 14(s) et 60 de la Public Procurement Act. En 2008-2009, il aurait également comploté avec l’ancien Premier ministre et l’ancien vice-Premier ministre et ministres des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, pour obtenir ledit contrat de Rs 10 milliards au détriment d’autres soumissionnaires.
Le CEO de Betamax a comparu devant le tribunal de Port-Louis hier dans le cadre de sa demande de radiation des charges provisoires retenues contre lui. Son homme de loi a toutefois indiqué à la cour qu’il n’insistera pas à ce stade sur cette requête, laissant le temps au DPP de faire une étude plus approfondie sur ce dossier. Il a toutefois demandé une levée permanente de l’interdiction de voyager qui pèse sur son client, ce dernier ayant à voyager souvent pour affaires. Me Shakeel Bhoyroo, qui représente le DPP, a demandé un peu de temps pour que le bureau du DPP puisse prendre une décision. La magistrate Adila Hamuth a de ce fait ajourné l’affaire au 31 août.