Le président du MSM, Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye ont comparu en Cour intermédiaire ce matin dans le cadre du procès qui leur est intenté pour avoir participé à une manifestation illégale devant les locaux de Radio One. Les avocats de la défense et de la poursuite ayant fait leurs plaidoiries, les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan, qui coprésident ce procès, ont fixé la date du jugement au 19 janvier.
Showkutally Soodhun, Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye sont poursuivis pour “taking part in a gathering without notice to the Commissioner of Police” en violation des dispositions de la Public Gathering Act. Le délit remonte au 2 mai 2009. Le procès est entendu par les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan.?Dans ce procès intenté aux trois accusés, le Principal Enquiring Officer, le PS Nutchetram, avait été appelé à produire la vidéo de la manifestation ainsi qu’un album contenant 92 photos en cour. Le clip en question, d’une durée de sept minutes, montre les partisans du MSM manifestant devant les locaux de Radio One rue Brown Sequard, à Port-Louis. L’enquêteur avait identifié le député Showkutally Soodhun comme celui qui s’adressait ce jour-là à la foule et, dans les photos, les deux autres accusés comme étant ceux qui tenaient en main une pancarte et un journal l’express en feu. Le PS Nutchetram avait expliqué avoir procédé à l’arrestation de Showkutally Soodhun, Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye après avoir visionné le clip et vu les photos.?Soulignons que les accusés ont plaidé non coupable. Le président du MSM a retenu les services de Me Gavin Glover (SC) alors que Beejaye Soomye et Maheswarsing Khemloliva, eux, sont défendus par Mes Ravi Yerrigadoo, Manoj Seeburn et Roubina Jaddoo. Pour rappel, environ 150 personnes avaient manifesté le 2 mai 2009 contre un article paru dans le journal l’express. Elles reprochaient au quotidien d’avoir sous-évalué la foule réunie par le MSM lors du meeting du 1er-Mai à Saint-Pierre. Des vitres avaient alors volé en éclat et la police avait été mandée sur les lieux pour calmer les manifestants. Des copies du quotidien avaient été brûlées devant les locaux de Radio One et anciens bureaux de la rédaction de l’express.