L’affaire Sun Tan, opposant le Directeur des poursuites publiques (DPP) à l’ICAC, a été de nouveau appelée ce matin en chambre devant la juge Ah Foon Chui Yew Cheong. Alors que les différentes parties ont pris connaissance du dernier affidavit juré par le DPP pour répondre à l’ICAC, la commission anti-corruption, par le biais du directeur de l’Investigation Division Chimunlall Ghoorah, entend déposer un nouvel affidavit à cet effet. Il ressort toutefois que l’affidavit de l’ICAC n’a pas encore été logé. L’affaire a ainsi été renvoyée au 10 novembre afin que le nécessaire soit fait pour qu’elle puisse démarrer sur le fond.
Il est à noter que l’Acting Solicitor General, Me Rajesh Ramloll, agit comme « third party » dans cette affaire. Ce dernier, qui avait logé un affidavit le 30 juillet dernier pour demander à être partie prenante de cette affaire, s’était rétracté avant de revenir sur sa décision par la suite. Dans un nouvel affidavit juré en cour, il avait ainsi réitéré sa demande d’être partie prenante de l’affaire. Les autres parties n’ayant démontré aucune objection, la cour a accédé à sa requête. Dans son affidavit, il évoquait un « personal, legitimate and sufficient interest to intervene in the main case ». Il dit ainsi : « The interferences and insinuations that are made in the affidavit in the reply of the Respondant No 1 (Ndlr : l’ICAC) in the main case are highly prejudicial to the applicant (Ndlr : l’Attorney General), the office and myself as a law officer and detrimental to our credibility. » Autre développement de taille lors des séances précédentes : la mise hors de cause du commissaire de police, qui ne fait donc plus partie de l’affaire. Rappelons que l’ordre intérimaire interdisant l’arrestation et l’interrogatoire du DPP, Me Satyajit Boolell, est toujours en vigueur, étant effectif jusqu’à ce que la cour se prononce sur cette affaire.