Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, a, lors d’une brainstorming session sur l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), plaidé pour l’exportation de produits compétitifs sur le marché américain. Il a, par la même occasion, souligné la nécessité d’intensifier la compagne en faveur du renouvellement de l’AGOA.
La session de travail a eu lieu en présence de Paul Ryberg, lobbyiste sur les questions touchant à l’AGOA, de représentants de plusieurs ministères et du secteur privé. Le but de l’exercice était de réfléchir sur les possibilités existantes concernant la configuration future de l’AGOA qui expire en 2015.
Les participants ont pris note que malgré le fait que l’expansion du programme de l’AGOA pourrait intervenir avant 2015, il est important d’entreprendre une campagne de lobbying par rapport à la configuration qui conviendrait le mieux aux intérêts mauriciens, tenant en compte l’effet que pourraient avoir des législations concernant le commerce adoptées par le congrès américain sur les bénéficiaires de l’AGOA.
Arvin Boolell a noté que le principal souci de Maurice par rapport à l’AGOA était de s’assurer la prédictabilité dans les relations commerciales avec les États-Unis. « We would be discussing possible options with respect to AGOA post 2015 with the US Administration through Digital Videoconferencing with the US Administration as part of our Trade and Investment Facilitation Agreement (TIFA) Work Programme. Moreover, one of our major preoccupations is that there should be no disruption in trade come 2015 », a dit le ministre des Affaires étrangères et du commerce international.
Pour sa part, Paul Ryberg a fait ressortir qu’un accord bilatéral avec les États-Unis pourrait être envisagé comme stratégie future.
Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, a proposé un élargissement de la panoplie de produits exportés vers les États-Unis par le biais de l’AGOA.
Quelque 6 400 produits peuvent être exportés vers les États-Unis. Selon M. Boodhoo la division de la Regional Integration explorait la possibilité de nouveaux produits vers les États-Unis et d’encourager la diversification des produits qui y sont exportés.