Une habitante de Montagne-Longue a été tailladée au visage mercredi matin avec un cutter par un individu – dont elle ignore l’identité – pendant qu’elle attendait le van chargé de la conduire sur son lieu de travail. Ses proches ont déposé plainte à la police à plusieurs reprises contre l’ancien petit ami de la jeune femme, qui, disent-ils, n’aurait pas accepté leur rupture. Contactés par le Police Press Office (PPO), les policiers du poste de Quartier-Militaire déclarent avoir interpellé le jeune homme, ajoutant ne pas détenir de preuves concrètes leur permettant de l’inculper.
« Depuis son agression, ma fille a du mal à manger et à parler, car elle a été grièvement blessée », raconte le père de la victime, âgée de 26 ans. Cette dernière a été agressée mercredi alors qu’elle attendait le véhicule chargé de la conduire jusqu’à son lieu de travail, à Ébène. En sortant d’une pharmacie, deux individus l’ont en effet approchée puis l’un d’eux lui a tailladé la joue avec un cutter avant de s’enfuir.
D’après les proches de la jeune femme, son ex-petit ami, un habitant de Stanley, serait à l’origine de l’agression. « Ma fille l’a quitté parce qu’il avait mauvais caractère et qu’il avait de très mauvaises fréquentations », explique le père. Ne digérant pas cette séparation, survenue au courant de l’année, l’ex-petit ami lui aurait alors proféré des menaces à plusieurs reprises, traduites notamment à travers des SMS, ayant conduit la jeune femme à porter plainte au Central CID. Plainte qu’elle avait ensuite retirée peu de temps après « par peur de représailles », indique son père.
Mais les choses ont empiré depuis juillet lorsque l’ex-petit ami a appris que la jeune femme avait reçu une demande en mariage. « Li ti vinn lakaz e ti menas nou. Il nous a dit que nous ne pourrions rien faire contre lui car il connaissait de bons avocats et des “tapeurs” », a ajouté le père de la victime.
Depuis juillet, soit après sa rupture, plusieurs individus s’en sont pris à la jeune femme. Il y a quelques semaines, deux hommes à moto, portant un casque intégral, l’avaient ainsi aspergé de peinture à l’huile à Ébène. À d’autres reprises, elle s’est aperçue que des individus la suivaient en voiture. Elle devait alors crier pour qu’ils prennent la fuite. La jeune femme a constaté que ces incidents se produisaient chaque mercredi depuis le mois de juillet.
Des dépositions ont été consignées aux postes de police de Montagne-Longue, Rose-Hill et Quartier-Militaire. Toutefois, la famille dit craindre pour la sécurité de la jeune femme. « La police nous dit qu’il n’y a aucune preuve contre l’ex-petit ami. Ils lui ont donné un “warning” mais n’ont pas pu l’arrêter. Eski bisin atan lekor mo tifi sorti kot mwa pou zot koumans konsider nou sekirite ? » questionne le père. Les proches demandent que la police enquête sur cette affaire « avant que le pire ne se produise ». Ils expliquent leur crainte : « Depuis le jour de l’agression, son frère la conduit à Quartier-Militaire tous les matins. Mais il débute bientôt ses examens. Pa kone ki pou ariv mo tifi merkredi prosin », dit le père de la victime.
Contactés par le PPO, les enquêteurs du poste de police de Quartier-Militaire confirment avoir interpellé l’ex-petit ami dans le sillage de l’agression de la jeune femme. Mais celui-ci nie farouchement être impliqué. Par manque de preuves, les policiers disent donc ne pouvoir l’inculper. Les enquêteurs se sont cependant rendus à la pharmacie d’où sont sortis les deux individus en espérant obtenir les images des caméras de surveillance. En vain. Leur espoir : remonter jusqu’aux agresseurs de la jeune femme afin d’obtenir l’identité du commanditaire.