Désiré Jacques Fromet de Rosnay a retenu les services de Me Angélique Desvaux de Marigny, avocate, et Gérard Huet de Froberville, avoué, pour un exercice de sémantique légale et de grammaire concernant l’agression présumée de Michèle Lesur par son beau-frère.
S’il est vrai que tout accusé est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire et que nous aurions été plus précautionneux d’écrire « aurait agressé » au lieu de « a agressé », il n’en demeure pas moins vrai que les exigences de Me de Froberville sont totalement inhabituelles dans la pratique légale et journalistique d’aujourd’hui : il aurait fallu (1) lui confirmer mardi dernier au plus tard à 16 heures que nous allions publier une mise au point et, pire, il aurait souhaité qu’un « rectificatif doublé d’excuses EN MAJUSCULES soit publié afin que la vérité soit sans tarder restituée à nos lecteurs et que cesse le préjudice subi par M. de Rosnay par notre faute. »
Qui dit vrai ? Mme Lesur, « qui dit avoir vu la mort en face », une agression dont sa soeur aurait été témoin ? Ou son beau-frère, qui a choisi la voie légale pour se justifier après avoir nié toute implication dans cette affaire ? Information qui figure dans l’article initial.
La présomption de bonne foi ne s’appliquerait donc pas pour Mme Lesur, l’agressée­­ ­ — qui portait une minerve et des traces d’agression — ou pour la presse qui a raconté les versions exposées à la police de l’agressée et de l’agresseur présumé ?
Des documents qui sont en notre possession, et dont nous prenons le temps de la vérification de leur authenticité, devrait aider à faire toute la vérité dans cette affaire. Le cas échéant nous les publierons…