Fort de son succès avant la limite, soit un K.O. technique à la cinquième reprise, aux dépens du Russe Nikita Ivanov, Kennedy St Pierre livrera un combat décisif le 30 janvier dernier. À l’Universiadia Hall de Sofia en Bulgarie, le boxeur mauricien disputera la finale du classement de la catégorie -81 kg face à l’Iranien Ehsan Rouzbahani. Ce combat comptant pour la compétition AIBA Professionnal Boxing (APB) sera long de huit reprises.
Ce sera donc la première fois de sa carrière que Kennedy St Pierre livrera un duel d’une telle durée. « Il faudra qu’il se prépare en conséquence. Nous aurons environ six semaines de préparation afin qu’il soit au point, et le travail devra continuer malgré les fêtes de fin d’année », soutient l’entraîneur national, Judex Bazile. D’autant que l’Iranien ne sera pas un adversaire à prendre à la légère. Lui qui avait atteint les quarts de finale des Jeux Olympiques de Londres en 2012 et des championnats du monde l’année précédente, avant de disputer les World Series of Boxing (WSB).
D’ailleurs, au cours de la soirée de vendredi dernier, Ehsan Rouzbahani avait pris le meilleur du Français Mathieu Baudelique. Soit un boxeur qui avait disposé de St Pierre le mois dernier. Il faudra également mentionner le fait qu’Ivanov avait repoussé le challenge de Rouzbahani. « L’Iranien possède à coup sûr une certaine expérience et un potentiel intéressant. Imprévisible par moments, il s’avère être toutefois un bon technicien. Qui plus est, il possède déjà l’avantage d’avoir disputé régulièrement des combats longs de cinq ou six rounds », fait ressortir Judex Bazile.
Revenant sur le combat disputé par son poulain, vendredi dernier, l’entraîneur national souligne que ses coups puissants et son travail de sape lui ont permis de faire la différence. « À mon avis, il a remporté confortablement les troisième et quatrième rounds. D’ailleurs, le Russe a été compté en deux occasions, avant que l’arbitre ne juge qu’il n’était plus apte à continuer le combat ». Même s’il reconnaît que Kennedy St Pierre a réalisé des coups spectaculaires, il souligne que ce dernier devra davantage enchaîner les séries, ce qui aura pour effet d’influencer davantage les juges. « Certes, Kennedy ne s’est pas totalement adapté. Il n’empêche que nous aurons six semaines pour rectifier le tir. La discipline sera de rigueur au cours de cette période », prévient-t-il.