À 70 ans, Gérard Cimiotti fait un retour en force avec son album « Classic goes Séga » d’une douzaine de morceaux issus des répertoires des plus grands du classique mais retravaillés en version séga.
« C’est une aventure qui a commencé en 1996 avec l’adaptation en version séga de la symphonie de Mozart n° 40 et l’ouverture de Guillaume Tel. J’ai toujours aimé les fusions, les mélanges de style, car pour moi les plus belles mélodies émanent du répertoire classique », confie Gérard Cimiotti. À 70 ans, l’artiste est discret et modeste dans son approche musicale ; Et pourtant du talent, Gérard Cimiotti en a. C’est après avoir vu, il y a quelques années, un chef d’orchestre sud-américain interpréter la symphonie N° 40 de Mozart en version samba que Gérard Cimiotti décide à son tour de jouer du Mozart en version séga. Ayant abouti, cela lui a valu l’appréciation d’un certain Max Moutia. Plus d’un a eu l’occasion d’apprécier l’immense talent artistique de Gérard Cimiotti sur des albums tels que « Vieux séga enbas la varangue » ou « Vive les mariés », Pour qualifier cette fusion, le musicien dira : « Le tempo imposant et flamboyant du séga donne une nouvelle texture à la mélodie classique, ce qui m’a valu cette remarque très pertinente d’un ségatier : “En écoutant ces airs, on a l’impression qu’ils ont toujours été des ségas”. J’ai même inclus dans le CD, l’original de l’enregistrement de l’ouverture de Guillaume Tel effectué en 1996 avec mes amis de toujours : Gérard Ravat, Karl Brasse, Claudio Cassimally, Sylvio Armandine, Karl Allet. »
Sur l’album « Classic Goes Séga », on retrouve des grands noms du classique comme Strauss, Mozart, Wagner ou Verdi. Gérard Cimiotti a beaucoup contribué dans le domaine musical et s’est même vu décerner le titre de OBE en 1998. De tous les morceaux présentés, le ségatier avoue que son préféré reste la marche Turque de Mozart. « Côté technique, j’ai eu un peu de mal avec ce morceau, car je ne suis pas un musicien classique, je ne joue qu’avec mon coeur. »