L’ancien président de la Mauritius Ports Authority a, par l’entremise de ses avocats Me Said Toorbuth et Me Arshaad Toorbuth, logé une plainte hier en Cour suprême, réclamant Rs 50 M de dommages au représentant de Boskalis. Siddick Chady reproche à Jan Cornelius Haak d’avoir fait des allégations infondées sur sa personne, lui causant alors un préjudice. L’affaire sera appelée le 14 juillet. Par ailleurs, la sentence qui devra être imposée à Jan Cornelius Haak, trouvé coupable de Bribery, par la Cour intermédiaire, n’a toujours pas été décidée.
Siddick Chady soutient que les allégations de Jan Cornelius Haak, représentant de Boskalis International bv et de Baggermaatschappij, sont fausses. Dans la plainte rédigée par l’avouée Renuka Brigemohun, l’ancien directeur du port affirme que Jan Cornelius Haak l’a faussement accusé d’avoir accepté des pots-de-vin afin qu’il exerce son influence sur la Mauritius Ports Authority pour que le contrat des travaux au port soit alloué à la firme Boskalis. M. Chady y fait également ressortir qu’aucun document n’a été présenté par Jan Cornelius Haak en vue de soutenir ses propos. De même, il ne dispose d’aucun document attestant qu’il est le représentant officiel des deux compagnies.
Le représentant des deux sociétés, Jan Cornelius Haak, qui avait plaidé coupable des accusations portées contre elles, a été trouvé guilty as charged. Dans sa plainte, Siddick Chady attire l’attention sur le fait que ses comptes bancaires et ceux de sa famille avaient déjà été passés au peigne fin par la police, qui n’avait rien trouvé de compromettant.
Selon l’homme de loi de M. Chady, Me Said Toorbuth, l’affaire Boskalis comporte plusieurs irrégularités. D’ailleurs, l’avocat de Prakash Maunthrooa, Me Roshi Badhain a logé une motion de stay of proceedings hier en Cour suprême en vue de demander que les deux procès soient temporairement suspendus en attendant que la Cour suprême se prononce.
Par ailleurs, les arguments concernant la sentence de Jan Cornelius Haak a repris hier devant la presiding magistrate de la Cour intermédiaire, Véronique Kwok Yin Siong. Les avocats des deux parties ont soumis leurs arguments. Cela a donné lieu à des débats, car, la Prevention of Corruption Act (PoCA) ne prévoit que la servitude pénale. Or, selon la défense, représentée par Me Ivan Collendavelloo, « imprisonment for a corporate body would be impossible whether for corruption and otherwise », alors que la poursuite, représentée par Me Jean Michel Ah Sen, propose de s’appuyer sur la section 197 de la Criminal Procedure Act en vue de trouver d’autres alternatives.
La magistrate Véronique Kwok Yin Siong a demandé aux deux avocats de faire des recherches additionnelles et d’apporter d’autres informations dans leurs plaidoiries. Les arguments reprendront le 14 juin.