Quand j’avais rejoint la lutte, j’avais cru qu’elle n’allait pas être si difficile à gagner. Maurice est un petit pays où les choses devrait être contrôlées facilement, tandis que les autorités avaient pris des dispositions contre ce fléau à travers les unités antidrogue, les lois, etc. C’était sans compter sur l’absence de volonté et la corruption, qui ont permis au trafic de gagner du terrain constamment et de toucher de plus en plus de jeunes. Nous avons des systèmes de surveillance au niveau du port et de l’aéroport, mais la drogue continue toujours à être disponible sur le marché, alors que Maurice n’est même pas un pays producteur. Ce qui se passe est la responsabilité de l’État.
Pour moi, il est aujourd’hui indéniable que la place d’un usager de drogue n’est pas en prison. S’il s’agit d’un toxicomane, il doit être considéré comme un malade et doit être traité, et non pas emprisonné.
Cependant, dans les nouvelles approches à envisager, il ne faut pas imiter systématiquement ce que font les autres pays. Il nous faut penser à des solutions adaptées à notre réalité. Mais en même temps, j’insiste sur le fait que le trafic de drogue reste un délit grave qui doit être puni par la loi.