Photo illustration Gris-Gris

Mussa Moolla, un Bangladais de 35 ans, qui a plaidé coupable du meurtre de sa maîtresse, Mina (28 ans), devant les Assises, a écopé de 30 ans de prison. Le jugement a été rendu par le juge David Chan Kan Cheong vendredi après-midi. Mussa Moolla avait égorgé sa maîtresse avec un couteau de cuisine le 13 juillet 2014 à La Roche qui Pleure, Gris-Gris. Il ne pouvait plus supporter les pressions exercées par la victime pour qu’il quitte sa femme et l’épouse, et il a ainsi décidé de se débarrasser d’elle.

C’est en 2014 que le Bangladais Mussa Moolla avait commis ce meurtre. Il était poursuivi cinq ans après aux assises sous une charge de “manslaughter”. Il avait plaidé coupable. Lors du procès, il a été fait mention du fait que Mussa Moolla entretenait une liaison avec la victime alors même que sa femme travaillait dans une usine à Grand-Bois. Mina voulait que Mussa Moolla quitte son épouse et qu’ils se marient. Elle lui avait aussi remis une somme de Rs 58 000 pour qu’il la transfère au Bangladesh. Un service qu’il n’a pas rendu, ayant préféré garder l’argent. Las des pressions exercées par sa maîtresse, Mussa Moolla décide de la tuer. Le samedi 12 juillet 2014, il s’achète un couteau de cuisine dans une boutique à Camp-Diable. Le lendemain, il donne rendez-vous à la victime à la gare de Curepipe. C’est à La Roche qui Pleure, à Gris-Gris, qu’il égorge sa maîtresse avec le couteau, qu’il jettera non loin du lieu du crime. Il nettoiera son T-shirt maculé de sang avec de l’eau salée puis reprendra sa route.

En cour, le Bangladais devait présenter ses excuses, expliquant qu’il a « commis une énorme erreur ». Il a imploré la clémence de la cour, ajoutant que c’est la première fois qu’il a des démêlés avec la justice, que ce soit à Maurice ou dans son pays natal. Son avocat, Me Hisham Oozeer, avait indiqué que son client avait collaboré avec la police depuis son arrestation, évoquant aussi le fait qu’il a une fille d’un an qui est restée au Bangladesh.

Me Medhaven Armoogum de la poursuite avait lui avancé dans son réquisitoire que ce meurtre était prémédité et que le Bangladeshi avait « ôté la vie d’une de ses compatriotes alors qu’il est venu à Maurice pour une vie meilleure ». La poursuite avait demandé au juge d’envoyer un signal fort pour éviter que ce type de cas ne se reproduise.