Il est vrai que l’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMVB) nous avait habitué à pleins de mauvaises choses mais là, heureusement que le ridicule  ne tue pas car sinon beaucoup y auraient laissé la vie. La formation d’Azur SC, troisième des Play-Offs et qui avait été sacrée dans le championnat féminin la saison dernière ne prendra pas part à la Coupe des clubs champions de la zone 7, en a ainsi décidé l’AMVB. La fédération, très « rancunière » a fait payer au coach Guito Lepoigneur, ses propos tenus à l’encontre de Lindsay Wilson.
La CCOI zone 7, qui a débuté hier matin ne regroupe que sept formations féminines suite au forfait de cinq équipes venant des Seychelles, de Mayotte et des Comores. Le club d’Azur SC sous la houlette de Guito Lepoigneur a été injustement privé d’une participation légitime à cette compétition régionale. Pourquoi ? Simplement dû à des règlements de compte. Car l’AMVB ne tient pas en odeur de sainteté le coach azuréen, Guito Lepoigneur, surtout après ses critiques à l’encontre de l’entraîneur national féminin, Lindsay Wilson. Et son équipe et lui l’ont payé cash.
Ce n’est un secret pour personne que quand on s’attaque aux frères Teeroovengadum, il faut impérativement payer le prix fort. Azur SC l’a compris à ses dépens. Alors que douze équipes ont confirmé leur participation au niveau masculin, voilà que le Port Louis Red Star, troisième du championnat masculin, s’est vu invité par la fédération. Bien sûr la question que tout le monde se pose est la suivante : pourquoi le Port-Louis Red Star et non Azur SC ?.. Il ne faut pas être une lumière pour répondre à cette question. L’AMVB a voulu ainsi se venger des propos de Guito Lepoigneur qui avait remis  en cause les choix de Lindsay Wilson, à l’issue de la défaite face aux Seychelles dans le cadre de la phase zonale des Championnats du monde.
En refusant d’accorder ce privilège à Azur SC, l’AMVB se retrouve maintenant encore plus au centre des controverses et certains n’hésitent pas à parler d’acte antipatriotique. Faire passer certains différends avant le bien-être du volley-ball est tout simplement aberrant. Kaysee Teeroovengadum, président de la zone 7, a lui clairement indiqué qu’il n’avait de comptes à rendre à personne. D’après les dires du président de l’AMVB, Bharun Teeroovengadum, ce n’est que jeudi dernier qu’il a obtenu un courrier électronique d’Azur SC pour une participation. Or, le même jour, la zone 7 avait déjà établi la liste des équipes participantes. Mais il faut aussi souligner qu’à aucun moment, les délais dans lesquels il fallait envoyer la demande de participation n’ont été mentionnés. La formation d’Azur a ainsi envoyé sa demande le lendemain de son dernier match des play-offs. Mais c’était déjà trop tard. L’AMVB avait pris sa décision. Et nous le savons tous, personne ne consteste les décisions de l’AMVB. La sanction sera alors lourde de conséquence.
La loi du plus fort prime toujours. Guito Lepoigneur est perçu comme le ‘vilain petit canard’ et ces joueuses en paient le prix fort. C’est dommage car c’est le volley-ball mauricien qui en pâtit. N’oublions pas que cinq membres de l’effectif azuréen évoluent dans la sélection nationale. Si elles se mettaient à boycotter l’équipe nationale, se sentant lésées, pourra-t-on les blâmer? Décidément, l’AMVB nous parlait de changement mais force est de constater que ce n’était que des paroles en l’air. Les frères Teeroovengadum devraient faire attention car comme dit l’adage, qui sème le vent récolte la  tempête….