Le temps d’une courte pause à Maurice, le nouvel an chinois oblige, et la saison va s’emballer pour Kate Foo Kune. La badiste retourne à Paris cette semaine pour enchaîner début mars quatre tournois européens, en Allemagne pour commencer, puis en Roumanie, Pologne et à Paris aux Internationaux de France. Ces quatre tournois précéderont les championnats d’Afrique prévus en avril au Botswana et plus loin les Internationaux de Maurice courant juin.
Détentrice d’une bourse intérimaire de la Solidarité Olympique, Kate Foo Kune avait rejoint le club français Issy-les-Moulineaux fin octobre pour y poursuivre sa préparation de haut niveau. C’est le plus grand club de Paris, soutient-elle. « Les séances biquotidiennes se déroulent à plein-temps sous la supervision de deux entraîneurs indonésiens ainsi que d’un Franco-Bulgare qui a déjà fait partie du top 15 mondial et représenté la France aux Jeux Olympiques. »
Suivant sa participation aux Internationaux du Botswana (quarts de finaliste du simple dames) et d’Afrique du Sud (demi-finaliste du simple dames), la badiste s’est aussi alignée à quelques « petits tournois » depuis le début de l’année. Mais c’est bien en mars qu’elle entrera de plain-pied dans sa saison. Sa bourse intérimaire l’avait également conduite au camp d’entraînement Road to Rio 2016 qui avait précédé le tournoi sud-africain en décembre. Ce stage olympique dont le deuxième volet aura lieu en juin à Maurice se tiendra durant la période des Internationaux de Maurice, confie-elle.
Le camp d’entraînement favorise les joueurs africains qui ont le potentiel de se qualifier pour l’événement planétaire. « Ce premier volet nous a mis sur la voie. Les meilleurs africains étaient tous là. Il nous a été permis de voir à quel niveau ces derniers s’entraînent. Le stage était coanimé par le Gallois Richard Vaughan et l’Anglais Ian Wright, qui vit en Malaisie. Ce dernier est responsable technique du badminton africain à la World Badminton Federation. »
Selon Kate Foo Kune, les prochains camps d’entraînement Road to Rio 2016 seront obligatoires « pour augmenter les chances de qualification des joueurs africains. » « Plus de tournois africains cette année signifie la possibilité d’obtenir plus de points pour se qualifier. Les training camps nous permettent de consolider notre préparation à la base », explique-t-elle.
À Paris, elle se retrouve entre de bonnes mains et avoue que « les échanges sont fréquents et les signes de progrès sont évidents, surtout après ma déchirure au genou (gauche). Mais maintenant tout va bien, même si je ne suis pas encore à mon meilleur niveau. Je reviens graduellement et espère être au top aux championnats d’Afrique en avril et en juin aux Internationaux de Maurice. »
Qu’en est-il des Jeux du Commonwealth à Glasgow (23 juillet-4 août) ? « Ils font aussi partie de mes objectifs puisqu’ils se situent dans la foulée des Internationaux de Maurice. Aucune qualification n’y est imposée. Mais j’espère que notre équipe sera suffisamment consistante pour le tournoi par équipes et individuel. Chaque pays devrait normalement être au minimum composé de trois joueurs masculins et trois féminins. Deux éléments de chaque genre seraient trop risqués. »
À son retour à Issy-les-Moulineaux cette semaine, la préparation foncière reprendra le dessus. Mais après les rendez-vous phares de la saison, elle envisage de reprendre ses études en Gestion du Sport, toujours dans une université parisienne, probablement celle de « Leonard de Vinci où la plupart des joueurs du club se trouvent à cause du programme de sport de haut niveau qui y est intégré. »