La sélection mauricienne, qui disputera en juillet la CAN 2017 (U16) de basket-ball, est rentrée au pays le 12 avril après deux semaines de stage à Tours et Orléans en France. L’occasion pour Christophe Saubestre, l’entraîneur du groupe, de dresser un bilan sur ce que la sélection a accompli au cours de son séjour. Un constat satisfaisant, dans la mesure où les Mauriciens ont réussi à trouver la motivation nécessaire pour la suite.
« Il y a de quoi être satisfait. C’était un déplacement instructif et réussi pour les joueurs », explique le Français, qui est à la base de la création de cette équipe en vue du rendez-vous de juillet. Au cours de leur séjour en terre française, les Mauriciens ont joué quatre rencontres — trois, si l’on excepte la rencontre amicale au cours d’une séance d’entraînement. Le bilan est de deux défaites et une victoire. « C’est fort intéressant, surtout quand on constate la différence de niveau entre eux et nous. »
En effet, le succès des Mauriciens, contre le Centre de Formation de Tours, vient conforter le technicien français dans ses convictions. « Nous avons eu raison de travailler. Nous étions à deux séances d’entraînement par jour et je pense que les garçons ont assimilé la charge de travail à abattre pour atteindre le haut niveau. »
Au-delà de l’aspect sportif de cette sortie internationale, Christophe Saubestre retient le côté humain des échanges entre les enfants et les familles d’accueil. « Tout s’est bien passé, d’autant que les garçons se sont bien intégrés aux familles qui les ont accueillis. » Maintenant, il s’agit de gérer le retour à la réalité mauricienne. « C’est ce qui me fait un peu peur », admet le technicien.
Il n’a pas peur de voir son groupe se fatiguer. Il a seulement des appréhensions quant au maintien de la motivation. « La différence se faisait sentir. Les garçons veulent apprendre plus et progresser. Est-ce qu’ils pourront garder la même intensité et la même motivation en vue de la compétition ? », s’interroge l’entraîneur.
Pourtant, le travail est loin d’être fini. Au contraire, il faut maintenant apporter les derniers réglages au groupe. « Nous travaillerons au rythme de trois fois par semaine, puis nous programmerons quelques matches amicaux. »
L’équipe nationale sera alignée contre les équipes seniors du championnat local. « C’est la meilleure forme d’opposition que nous puissions avoir ici. Quand nous étions en France, nous avions une opposition liée à notre catégorie d’âge. Et c’est ce qui nous manque ici. »
Cela dit, les choses vont aller crescendo. Pas question de s’endormir sur ses lauriers. « Il y a beaucoup de travail à faire avant d’arriver à la compétition. Nous ne serons pas les vainqueurs, mais nous serons une équipe combative », conclut Christophe Saubestre.