Le coup d’envoi de la CAN U16 aujourd’hui est l’occasion pour l’Égypte, championne en titre, et le Mali, son dauphin en 2015, d’essayer de mettre la main sur le trophée récompensant le nouveau roi d’Afrique après huit jours de compétition. À quelques heures de leur entrée en matière, les responsables des deux équipes se confient.
« Nous sommes ici avec l’intention de remporter le titre. » Direct, précis, concis. Fady Hany, l’entraîneur égyptien, n’y va pas par quatre chemins. « Nous sommes souvent en finale de la CAN U16 », rappelle-t-il. Il n’a pas tort de mentionner le passé des Pharaons dans cette compétition. En effet, l’Égypte a été sacrée à trois reprises, soit en 2009, 2011, 2015, et a obtenu une deuxième place en 2013. « Nous voulons enlever une quatrième couronne. »
Tirés dans la poule B, avec comme premier adversaire Madagascar, les Égyptiens ont donc tout intérêt à réussir leur entrée. Mais surtout, le technicien égyptien veut éviter le scénario de 2015, où les siens ont remporté la victoire de justesse. « C’était un match difficile. Nous avons finalement pu prendre l’ascendant sur un adversaire qui évoluait à domicile grâce à un tout petit point », se rappelle Fady Hany.
Les Maliens, pour leur part, veulent effacer la défaite subie en 2015, devant leur public. « Cela a été dur », se remémore Mamadou Boubel Konate, le chef de la délégation malienne. Dans quel état d’esprit se trouvent les jeunes Maliens à quelques heures du début des hostilités ? « Nous sommes venus avec beaucoup d’humilité. » Le mot humilité prend tout son sens quand on connaît l’histoire des jeunes basketteurs maliens.
Les finales ne semblent pas sourire aux sélections masculines du Mali. Les filles, par contre, sont les plus titrées sur le continent, avec douze trophées remportés. « Notre objectif est de remporter enfin un titre majeur chez les garçons. Cela redonnerait du baume au coeur à notre peuple. » Quel est l’adversaire qu’il redoute le plus ? Sans hésiter, « l’Égypte. C’est vraiment une grande nation du basket-ball », conclut-il.