Les instructions du DTN Ivan Smiljanic ont été suivies et se sont traduites au cours de la rencontre

La sélection masculine de basket-ball a disputé hier un test-match contre un collectif de joueurs, dont certains ont fait partie de la présélection, juste avant la dernière liste soumise par le DTN Ivan Smiljanic. Et à quelques semaines du coup d’envoi des hostilités, les garçons ont pris du coffre.

Pour le test presque grandeur nature, Vincent Boitier, l’entraîneur national, et Ivan Smiljanic, le DTN, ont voulu voir leurs protégés s’exprimer. « Nous souffrons d’un problème a priori anodin, mais au final cela affecte tout notre jeu », concède l’entraîneur national. Lequel ? « Ce petit moment de manque de lucidité, où tous les paramètres sont affectés. » Il va loin dans sa réflexion. « Contre nos prochains adversaires, nous devrons rester en possession de nos moyens. »

C’est dit. Maintenant, l’aspect pratique. Pour cette rencontre amicale, le tandem devait trouver la combinaison, avec toutefois l’idée de constituer un cinq majeur. Sur le terrain, Kursley Brasse, Cédric Modliar, Johnson Perrine et les autres se laissent aller. Il faut dire que l’opposition, de son côté, les a souvent mis en difficulté. « C’est ce que nous voulions voir. Ils ont gagné tous leurs matches avec des marges de 25 ou 30 points. Là, ils ont quelque chose d’un peu plus costaud », analyse Vincent Boitier.

Malgré l’apparente difficulté, les automatismes se mettent en place. Chacun y trouve sa place, et le jeu s’emboîte facilement. Le stage en Serbie a clairement fait du bien, de l’avis de quelques observateurs. « Il y a de quoi. On ne pensait qu’au basket-ball. » Pourtant, les choses ne sont pas tout à fait en place. Il reste encore quelques petits détails à peaufiner. En premier lieu, les rebonds. La sélection mauricienne a quelque peu péché, tant sur les rebonds offensifs que défensifs. « C’est une de nos faiblesses », admet tout de même l’entraîneur national.

Par contre, la condition physique, elle, semble au point. Ils étaient en effet sur tous les ballons et de toutes les actions. « Nous avons coupé l’aspect physique aujourd’hui (ndlr : hier). Ça s’est un peu traduit dans le fond de jeu. » Le score, par contre, importe peu. L’essentiel, sur ce match, a été de créer un collectif qui pratique « son » jeu. Mais avant cela, il s’agit de gérer et de rassurer les individualités. « C’est à travers cet aspect que nous pourrons créer un collectif plus efficace. Nous avons remarqué que le manque de lucidité affecte la performance individuelle. Donc, c’est notre plus grand ennemi », conclut Vincent Boitier.

Comores, Mayotte : attention,

adversaires dangereux !

Maurice, tirée dans la poule B en compagnie des Comores et de Mayotte, aura fort à faire. Pourtant, Vincent Boitier veut y croire, et pas qu’un peu. Selon lui, les deux rencontres sont à la portée de la sélection mauricienne. « À bien y voir, les Comores sont moyennes sur plusieurs plans. C’est là-dessus que nous devrons miser. » Et Mayotte ? Ce sera une autre manche. En faisant appel à leurs expatriés, ils ont envoyé un message clair. « Ce sera un match dur. Voilà pourquoi nous devrons rester concentrés. » D’autant que l’enjeu sera capital. Deux victoires verraient Maurice frapper aux portes des demi-finales. « Et là, ce sera à quitte ou double. »

Niveau : trois joueurs sortent du lot

Quelques joueurs émergent, même si l’entraîneur national ne veut pas les nommer. Pourtant, les autres ne sont pas si loin derrière. « Il y a trois joueurs qui sont techniquement au-dessus des autres. C’est une question de formation. » Mais il ne désespère pas pour autant. Au contraire ! Son travail consiste à tirer tout le monde vers le haut. « Ces trois joueurs pourraient être les pierres angulaires de l’équipe. » Pour l’instant, le travail a été effectué à 75%. Il reste encore quelques semaines pour tout peaufiner. « Nous serons prêts. » Les adversaires des Mauriciens sont prévenus…