Le Board of Investment (BoI) envisage d’avoir d’autres bureaux en Europe et en Asie pour la promotion des investissements après celui de Paris, ouvert en juin dernier. C’est ce qu’a laissé entendre le managing director, Ken Poonoosamy, dans une déclaration à l’agence de presse Reuters.
Selon Ken Poonoosamy, le BoI se propose d’ouvrir un bureau à Londres avant la fin de cette année et envisage d’en faire de même en Suisse. Pour ce qui concerne le continent asiatique, il a indiqué que le BoI a ciblé New Delhi pour l’installation d’un bureau cette année et qu’un bureau sera installé à Pékin dans le courant du premier trimestre 2016. Pour ce qui est de l’Afrique, c’est Johannesburg qui a été choisie pour accueillir, en novembre 2015, un bureau de l’agence spécialisée dans la promotion des investissements. Le BoI veut stimuler davantage l’intérêt des entreprises sud-africaines pour Maurice.
Selon Reuters, Maurice espère encourager l’investissement étranger au moyen de bureaux de représentations dans des capitales européennes et asiatiques en se positionnant en tant que “hub” régional pour les services financiers, les activités manufacturières et autres secteurs d’affaires. L’agence de presse indique que Maurice se place comme une porte d’entrée sur l’Afrique en mettant en valeur son bon classement dans le rapport “Doing Business” de la Banque Mondiale.
Les investissements directs étrangers vers Maurice, souligne Reuters, se sont élevés à Rs 14,1 milliards en 2014, mais un ralentissement aurait été noté au cours du premier semestre 2015, marqué par des entrées se chiffrant à près de Rs 4,8 milliards. « Nous devrions dépasser la barre de Rs 10 milliards en 2015 », a déclaré Ken Poonoosamy, qui a précisé que le montant de FDI en 2014 a été « inflated a bit » du fait de plusieurs acquisitions hôtelières. « People are looking at Mauritius as a services platform. The services sector is not really FDI intensive, but they are creating jobs », a ajouté le managing director du BoI.  
Par ailleurs, mention est faite de la stratégie d’expansion du secteur des services financiers et de l’industrie manufacturière pour diversifier les revenus. Cependant, Reuters ne manque pas d’attirer l’attention sur la révision à la baisse, de 4,1% à 3,6%, du taux de croissance de l’économie mauricienne.