Plan de travail pour la préparation de Richarno Colin et la qualification de Merven Clair aux JO

L’Association mauricienne de Boxe (AMB) remaniera son calendrier aussitôt le couvre-feu levé. C’est ce qu’a déclaré à Week-End son président, Indiren Ramsamy. Hormis la Coupe de la République, initialement programmée à la mi-mars et qui sera très probablement annulée, les membres du comité directeur se concerterons, afin de retravailler le calendrier menant désormais jusqu’aux Jeux olympiques, reprogrammés pour l’année prochaine. Cette rencontre se fera en présence du staff technique national, dirigé par le directeur technique national, le Cubain Roberto Ibanez Chavez. À noter que pour l’heure, seule la boxe compte un qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo (Japon), nommément Richarno Colin, chez les 63 kg, médaillé d’argent lors du tournoi qualificatif de février dernier à Dakar au Sénégal.

Pour Indiren Ramsamy, le calendrier remanié accommodera la préparation de Richarno Colin, qui disputera ses trois Jeux olympiques après ceux de 2008 en Chine et de 2012 en Angleterre. Il avait de très bonnes chances en 2016, mais avait été blessé au genou lors du tournoi qualificatif au Cameroun, nécessitant une intervention et plusieurs mois d’arrêt. Le président de l’AMB a ajouté que la préparation de Merven Clair fera aussi partie des priorités de la fédération. Ce dernier, il faut le préciser, a eu moins de chance que Richarno Colin, lors du tournoi de Dakar, alors qu’il avait les moyens de valider lui aussi, sa participation chez les 69 kg pour les JO de Tokyo.

Merven Clair devait prendre part au tournoi final mondial qui était prévu le mois prochain, soit du 13 au 24 mai à Paris en France. Avec la pandémie qui sévit actuellement à travers le monde et en France, la compétition sera reportée à une date ultérieure. « Merven est un boxeur qui possède les qualités pour valider une qualification pour les Jeux olympiques. Nous croyons en lui et c’est la raison pour laquelle la fédération avait déjà décidé de le faire disputer le tournoi de Paris, au lendemain de sa défaite à Dakar. Toutes les facilités disponibles seront mises à sa disposition, au même titre que Richarno Colin, déjà qualifié », fait-il remarquer. L’objectif déclaré de l’AMB est de décrocher une autre médaille olympique, après celle de bronze obtenue par Bruno Julie en 2008 à Pékin en Chine et unique médaille mauricienne aux JO à ce jour.

Les championnats nationaux parmi les priorités

D’autre part, Indiren Ramsamy a indiqué que ses membres et lui devaient officiellement rencontrer le DTN après son retour de Dakar, mais que cela n’a ensuite pas été possible en raison du Covid-19. « Nous en avons discuté, mais il n’y avait rien d’officiel. On devait aussi faire le bilan du tournoi de Dakar, avant d’établir un plan de travail. Nous avions déjà une idée en tête de ce qui allait être notre programme, mais désormais, il faudra tout revoir », explique Indiren Ramsamy. Ce dernier ajoute que cette situation inédite n’est pas évidente à vivre, notamment pour les boxeurs. Ainsi, c’est un travail de maintien pour rester en forme qui est de mise et ce, dans des conditions pas toujours facile. « Le travail à la maison est tout ce qui est possible pour le moment. C’est le strict minimum, mais on n’y peut rien. Les boxeurs sont agacés par le confinement et on les comprend. Ce n’est définitivement pas une situation facile à vivre », fait-il ressortir.

Pour ce qui est du calendrier, Indiren Ramsamy a indiqué que les championnats nationaux seniors, aussi bien que les championnats nationaux youth, initialement prévus lors de la troisième et dernière semaine de mars respectivement, seront des priorités en terme d’organisation locale, aussitôt le couvre-feu levée. Pour ce qui est des Championnats d’Afrique qui devaient se tenir en ce mois d’avril et les championnats du monde youth de septembre prochain, il faudra désormais attendre les nouvelles dates et les lieux des compétitions qui seront communiqués par l’Association internationale de Boxe (AIBA). Pour rappel, le lieu de la tenue de ces deux compétitions n’avaient pas été arrêtés, souligne Indiren Ramsamy, avant la décision du couvre-feu dans plusieurs pays.