L’homme derrière le succès mauricien accompli lors des championnats d’Afrique (assaut) 2019 est sans aucun doute l’entraîneur national Kersley Visajoue. Il est très apprécié par les tireurs mauriciens et rodriguais qui lui dédient tous une part de leur victoire (sept médailles d’or sur un possible de 10). Kersley Visanjoue disait vouloir marquer l’histoire de la boxe française savate qui existe depuis 35 ans à Maurice et il estime avoir réussi avec toute son équipe. Il soutient que Maurice à sa place au niveau de l’Afrique.

« C’est la première fois que nous organisons les championnats d’Afrique et les tireurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Nous n’avions pas droit à l’erreur car la compétition s’est faite chez nous et devant notre public. Nous avons fait nos preuves et Maurice est le meilleur en Afrique. Je regrette juste le résultat de Pascal de Robillard qui est un très bon technicien. En assaut quand on marque avec des coups de pied au visage cela ramène plus de points je ne sais pas si les juges ont pris cela en compte. Je respecte toutefois la décision finale », soutient Kersley Visanjoue. La plus grande satisfaction de l’entraîneur est surtout d’avoir pu placer le maximum de tireurs dans chaque catégorie. Il souligne que souvent il faut choisir que deux ou trois tireurs pour un déplacement, faute de budget alors qu’il y a d’autres très bons éléments à Maurice. Pour cette rencontre donc beaucoup de tireurs ont pu faire l’expérience d’un championnat d’Afrique.

En ce qui concerne l’organisation, Kersley Visanjoue est d’avis que Maurice a été à la hauteur, voire mieux que ce que la délégation locale a vécu l’année dernière au Sénégal pour les championnats d’Afrique en combat. « Il y a eu quelques difficultés évidemment que nous avons pu gérer. Nous n’avons pas abandonné ce projet même jusqu’au dernier moment. Je remercie toute l’équipe qui a travaillé dur pour la réussite de cette rencontre. Cette compétition nous a aidés pour les mondiaux en assaut qui se tiendront l’année prochaine. Nous avons répondu à l’appel à tous les niveaux », conclut Kersley Visanjoue.