Le vice-président du Congress Of Independant Trade Unions (CITU), Vinod Seegum, a longuement élaboré hier sur le 9-year schooling et la « prolifération de syndicats », lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale. Par ailleurs, il a annoncé que le président de la Federation Of Public Sector And Other Unions (FPSOU), Rashid Imrith, avait rejoint le CITU. Pour lui, il y aurait trop de syndicats à Maurice.
« Le 9-year schooling reste une affaire extrêmement abstraite. » Le président du Government Teachers’ Union (GTU) soutient que ce projet de l’État est « irréalisable ». « Cela va porter atteinte à l’éducation dans le pays. Le niveau d’éducation au primaire et au secondaire est déjà très bas ek li pou al ankor pli ba », est d’avis M. Seegum.
Il se dit catégorique : un système d’éducation où il n’y a pas d’examens est « impossible ». « Cette affaire ne va pas marcher. Si l’on démantèle l’école primaire, il est de mon devoir de dénoncer cela. Si nous ne faisons pas attention, l’école primaire deviendra comme la maternelle. Ou ale ou pa ale pena lekzamen dan lekol preprimer. Ala lekol primer pou vinn parey. »
Pour Vinod Seegum, le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree devrait s’appesantir sur son nouveau projet avant de le lancer en 2015. « Nous serons là pour voir comment il va le lancer », a-t-il souligné.
Dans un autre volet, le vice-président du CITU estime qu’il y a trop de syndicats à Maurice. « Un petit pays tel que Maurice ne peut pas avoir 400 syndicats… » M. Seegum est d’avis que ce nombre élevé de syndicats fait le bonheur du gouvernement et des employeurs : « Gouvernman ek anployer kontan, zot divise, zot sibdivise, ale mem. » L’intégration de Rashid Imrith, dit-il, montre que le CITU est « concrètement en faveur d’une unité nationale » et aspire à redorer le blason du “Syndicaliste” à Maurice. « Il y a beaucoup de syndicalistes malhonnêtes… Si un syndicaliste ne remplit pas correctement sa tâche, il faut le dénoncer. De nos jours, beaucoup de personnes ont quitté les syndicats à cause des syndicalistes », regrette le vice-président du CITU.