Les réunions tripartites entre les pays membres du COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa), de la SADC (Southern African Development Community) et de l’EAC (Eastern African community) se poursuivent en vue d’arriver à un accord pour l’élargissement du marché en 2015, a indiqué le secrétaire aux Affaires étrangères, Anand Neewoor ce matin, au Caudan. C’était à l’occasion de l’ouverture d’un atelier de travail à l’intention d’une centaine d’opérateurs locaux sur le COMESA. « We are actively participating in the tripartite process to create and enlarge the free trade zone between the EAC, the SADC and the COMESA in 2015 », a-t-il déclaré.
Pour le secrétaire aux Affaires étrangères, la tenue de cet atelier de travail, une collaboration entre le ministère des Affaires étrangères, de la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice et de Enterprise Mauritius, reflète l’engagement de ces différents partenaires en vue de tenir les opérateurs économiques au courant des opportunités qui existent dans la région.
Anand Neewoor observe que le marché régional est important pour Maurice vu que le marché domestique est relativement restreint. Par conséquent : « Free trade at regional level is synonymous of a widening of our economic space. » Il précise que les opérateurs doivent être au courant des conditions qui régissent les marchés préférentiels. Pour y répondre, il poursuit que des transformations ont été apportées aux produits locaux.
M. Neewoor constate que durant les dix dernières années jusqu’en 2010 et ce malgré les prévisions de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), les économies des pays d’Afrique australe ont été parmi les dix meilleures en termes de croissance. Et selon le Fonds monétaire international (FMI), l’Afrique fera partie des sept meilleures sur les cinq prochaines années, poursuit-il en estimant que : « Africa represents a land of opportunities. »
Le secrétaire aux affaires étrangères rappelle que les produits manufacturiers en provenance de Maurice bénéficient d’une marge de profit. « The COMESA provides not only a huge market but also a very high margin of preference, especially for manufactured goods at 25 % or higher. The 25 % margin is a huge competitive advantage which Maurician exporters should endeavour to tap. » M. Neewoor constate néanmoins que le commerce entre les pays du COMESA est relativement bas alors que les activités avec la Chine et l’Inde sont en nette croissance. En 2011, indique-t-il, « la Chine a exporté USD 17,4 milliards de produits dans la région du COMESA et l’Inde, USD 6,6 milliards ».
Selon lui, un bon nombre de ces produits peuvent être fabriqués dans les pays du COMESA eux-mêmes. « Our operators could perhaps try to forge joint ventures with external partners with a view to maximizing benefits from the COMESA Free trade area. »
Évoquant la situation locale, M. Neewoor affirme que les technologies de l’information et de la communication, le service financier et l’immobilier sont appelés à jouer un rôle important dans le développement économique du pays. Ainsi, il estime qu’il faudrait que les opérateurs consolident ces secteurs prometteurs pour encore plusieurs années et trouvent de nouveaux marchés. « It will be in our interest to already set a strong foot hole in this emerging sector and capture the opportunities as they emerge. »
Anand Neewoor affirme que l’atelier de travail sera l’occasion pour les intéressés d’avoir des informations sur les marchés potentiels pour le développement des secteurs tels les services financiers, la télécommunication, le tourisme et le transport.
M. Neewoor devait conclure en réitérant l’engagement du gouvernement mauricien de poursuivre ses actions pour une intégration régionale.