La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) dénonce la prise de position d’un groupe d’employés d’Airports of Mauritius Ltd (AML) en faveur de la direction. Selon son président, Narendranath Gopee, le management se sert d’employés « frustrés » pour le défendre. Il rappelle que l’AML Employees Union est le syndicat reconnu de la compagnie, donc le seul habilité à parler au nom des employés. Il réclame ainsi la révocation de l’Officer-in-Charge, Siven Chellen et du président, Ken Arian.

Narendranath Gopee dit d’emblée maintenir ses propos sur les tentatives de privatisation d’AML. Selon lui, la crainte s’est même installée chez les employés depuis un certain temps. « Nous avons d’ailleurs écrit à l’Officer-in-Charge à deux reprises, pour discuter de cette situation, mais il ne nous a jamais répondu. Ce qui nous a poussés à évoquer la question publiquement. » Le syndicaliste a dit ne pas comprendre « comment un groupe de personnes supposées appartenir à une association bénévole et même pas enregistré en tant que syndicat, puisse venir parler au nom des employés. »

Il a fait référence à une conférence de presse qui s’est tenue dans les locaux mêmes d’AML, à Plaine Magnien, récemment. Et de rappeler que l’AMLEU, syndicat reconnu par le management, a été prié de libérer le bureau qu’elle occupait dans ces mêmes locaux. « Ce qui démontre tout simplement que le management était derrière ces personnes. Comment un syndicat reconnu n’a pas l’autorisation d’utiliser les locaux, mais un autre groupe, qui n’est même pas reconnu, a lui, l’autorisation ?. » De plus, a-t-il dit, les simples employés n’ont pas le droit de s’adresser à la presse.
Selon Narendranath Gopee, parmi les personnes ayant pris la parole à cette conférence de presse, figure quelqu’un qui, il n’y a pas longtemps, était venu « supplier la fédération de s’occuper de son cas. » Il avait alors été « demoted » car il avait, sous une précédente direction, obtenu « huit increments d’un coup en vue de pouvoir occuper un certain poste et profiter de certains avantages. » Il se demande comment aujourd’hui cette même personne puisse venir défendre la direction de la compagnie. « Un autre qui a atteint l’âge de la retraite est, lui, en train de négocier à la fois un contrat de deux ans pour lui et une promotion pour sa fille. »

Il est d’avis que cette conférence de presse a révélé au public la façon de procéder de la direction d’AML. « Apparemment, on a reçu des instructions du PMO pour faire cette conférence de presse. » Ce dernier a précisé qu’il ne visait aucun parti politique en particulier, mais qu’il dénonçait la manière de faire de la direction d’AML. « Nous réclamons la révocation de l’Officer-in-Charge, Siven Chellen, et du Chairman, Ken Arian. »