À moins de deux semaines de la Fête du Travail le 1er mai, le président du Mauritius Trade Union Congress (MTUC), Dewan Quedou, tire la sonnette d’alarme face à la montée généralisée des prix. Il estime que cette situation fragilise davantage les conditions de vie des salariés mauriciens.
Le syndicaliste met en avant que la récente vague d’augmentations — touchant notamment les carburants, le pain et d’autres produits de première nécessité — intervient dans un contexte déjà préoccupant pour la classe ouvrière. À cela s’ajoute la mise en application de la hausse des tarifs de l’électricité, accentuant, selon lui, la pression sur les budgets des ménages.
Dewan Quedou estime que ces hausses « touchent directement le cœur des moyens de subsistance des travailleurs, en érodant leur pouvoir d’achat et en menaçant leur dignité ». Il fait état « de conséquences concrètes sur le quotidien des Mauriciens : des salaires devenus insuffisants pour couvrir les besoins de base, des familles contraintes de réduire leurs dépenses en alimentation, en éducation et en santé, et une aggravation des inégalités, particulièrement pour les salariés au revenu minimum ou fixe. »
Dans ce climat, « l’esprit de la Fête du Travail, traditionnellement synonyme de célébration des acquis sociaux, est assombri par l’anxiété et la frustration », fait ressortir le président du MTUC. Il ajoute que « face à cette situation, le mouvement syndical appelle à une série de mesures urgentes. Parmi ses revendications figurent des ajustements salariaux immédiats pour compenser l’inflation, une intervention de l’État afin de stabiliser les prix des produits essentiels, ainsi que le renforcement des filets de sécurité sociale et l’instauration d’une fiscalité plus équitable. Le MTUC plaide également pour une meilleure représentation des femmes dans les instances syndicales. »
Par ailleurs, Dewan Quedou exhorte les travailleurs à faire preuve d’unité pour défendre leurs droits et leur dignité. « La Fête du Travail n’est pas seulement une célébration, mais aussi une plateforme de résistance contre l’injustice économique », affirme-t-il, en insistant sur la nécessité d’une solidarité accrue face à l’érosion des salaires et des conditions de vie.
Le MTUC réaffirme donc ses exigences : des salaires justes, des produits de première nécessité abordables et une protection renforcée pour tous les ménages mauriciens.

