De retour à Maurice après un séjour de 18 jours à l’étranger, le mufti Azhar Peerbocus (28 ans) a été arrêté immédiatement à son arrivée, samedi, à sa descente du vol MK 852 en provenance de Johannesburg. L’ex-Acting Principal de la Twaha Academy, qui avait quitté le pays le 1er avril, se retrouve désormais au centre d’une affaire impliquant des mineurs.
Des plaintes pour Child Ill-treatment ont été formulées contre lui par cinq élèves. Tous accusent le religieux de violence physique et aussi de les avoir contraints à fumer. Azhar Peerbocus a été conduit au bureau de la Criminal Investigation Division (CID) de Flacq dans la nuit pour prendre connaissance des plaintes contre lui.
Il a rejeté l’ensemble des accusations. Il ajoute qu’il compte donner sa version en présence de son avocat prochainement. Me Yatin Varma et son équipe ont établi un calendrier de travail avec les enquêteurs pour les séances d’interrogatoire cette semaine.
Auparavant, Azhar Peerbocus est attendu au tribunal de Flacq aujourd’hui pour faire face à quatre accusations provisoires. Il est placé en cellule au Moka Detention Centre.
Jusqu’à présent, quatre plaintes formelles ont été déposées à son encontre. Avant même son départ, des parents d’élèves s’en étaient déjà pris à lui. Ces derniers l’accusent d’abus alors que les dépositions des mineurs n’évoquent que des violences physiques.
La CID de Bel-Air-Rivière-Sèche a entendu plusieurs employés de la Twaha Academy et elle est parvenue à mettre la main sur un pendrive appartenant au suspect. Parallèlement, des policiers de l’IT Unit tentent d’extraire les images des caméras de surveillance de l’établissement sur un DVR.
Les enquêteurs prennent aussi en compte un enregistrement audio, largement diffusé sur les réseaux sociaux. Cet extrait ferait entendre une discussion jugée préoccupante avec un enfant, dans laquelle il serait question d’une somme de Rs 1 000 en échange du silence face à certaines accusations. L’enquête policière est menée par l’équipe du Detective Inspector Moosun, sous la supervision du surintendant Babajee.

