Le Congress of Independent Trade Union (CITU) assurera la présidence du Conseil des Syndicats (CDS) à partir du 1er novembre. « La cérémonie de passation de pouvoir se fera en présence de Christian Ntsay », a déclaré hier son président Suraj Ray à un point.
« C’est une première pour Maurice et un grand honneur », a lancé Suraj Ray, annonçant la présence de Christian Ntsay le 1er novembre sur le sol mauricien. En effet, le directeur du Bureau International du Travail (BIT) pour la région Afrique sera présent à la cérémonie de passation de pouvoir au sein du Conseil des Syndicats (CDS), prévue cette date.
Suraj Ray a dévoilé à la presse hier les priorités du CITU une fois que l’organisme sera à la tête du Conseil. Parmi, la lutte pour un salaire national minimum décent, le fonctionnement du Trade Union Trust Fund entre autres. Concernant le salaire national minimum, le CITU dit privilégier la définition accordée par l’Employment Rights Act (ERiA). Ce texte de loi précise qu’un « basic wage or salary, in relation to a worker means (a) where the terms and conditions of employment of the worker are governed by a Renumeration Regulations, arbitral award or an agreement, whether oral or written (…) or where the employer pays a higher wage or salary, the higher wage or salary paid but does not include any allowance by any name called, and whether paid in cash or in kind (b) in any other case, all the emoluments received by the worker, excluding any bonus or overtime ». Selon le CITU, plus de 18 750 travailleurs dans le public et 223 000 travailleurs dans le privé touchent moins un salaire inférieur à Rs 13 330. « Il est temps de passer aux choses sérieuses », soutient son président. Ainsi, le CITU fait un appel à toutes les parties concernées pour qu’elles se concertent. « La plateforme syndicale a, durant les négociations, discuté du salaire national minimum avec les membres de l’opposition. Ils ont manifesté un intérêt pour cette cause. Reste à savoir si le gouvernement et l’opposition seront du même avis sur ce projet ambitieux. » Selon le CITU, le pays est prêt à accueillir un salaire national minimum « mais décent ». « L’île Maurice, c’est aussi des revenus durables et une meilleure qualité de vie. »
Concernant le Trade Union Trust Fund, « le CITU n’est pas satisfait du travail abattu par cette institution qui a à sa disposition une somme d’argent importante », précise Suraj Ray. Le CITU assure de ce fait qu’il agira en tant que chien de garde.
S’agissant du Decent Work Country Program (DWCP), le CITU promet la mise en application des sujets évoqués dans la signature du Memorandum of Understanding (MoU) le 30 novembre 2012. « Il est temps de respecter le programme du pays pour la promotion du travail décent », a laissé entendre Suraj Ray.