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Avec les décisions prises au niveau de plusieurs pays, qui bloquent désormais leurs accès aériens, les agences de voyages sont dans une tourmente financière, avec le nombre d’annulations de vols enregistré durant ces dernières semaines. Il y aurait aussi dans le contexte du coronavirus une baisse conséquente au niveau des “bookings” et des voyageurs potentiels.

Dans les milieux concernés, on exprime de vives inquiétudes quant à l’avenir, avec non seulement les décisions prises au niveau de l’aviation, mais aussi les pertes prévues pour les semaines à venir, avec, dans certaines agences de voyages, des pertes s’élevant à 65%. « Nou pa tro kone ki pou arive dan bann prosin zour avek tou seki pe pase atraver lemond. Dimounn pe anil zot voyaz e se pa sir ki popilasion mondial pou voyaz plin plin dosito, tan ki ankor ena sa koronaviris-la », laisse entendre un directeur d’une agence de voyages, qui se pose des questions sur le soutien que l’État pourra leur accorder pour surmonter cette situation.

Certaines agences de voyages accuseraient des pertes plus lourdes, car elles sont aussi impliquées dans l’organisation des pèlerinages que ce soit au niveau de l’Arabie Saoudite, en Inde ou encore en France, entre autres. « Tou sa bann klian-la “on hold” ou bien pena vwayazer ki pe interese pou ale », laisse entendre un opérateur, qui déplore l’incertitude qui plane à tous les niveaux dans ce business.

Les agences les plus fortes dans ce secteur subissent elles aussi le spectre du chômage technique. D’autant plus que celles-ci commercialisent aussi les packages de croisières ou encore des forfaits vacances. « Tout s’est arrêté et on n’a aucune garantie sur les capacités à absorber financièrement ce qui se passe ou encore quand on pourra “pick-up” à nouveau », nous a déclaré un directeur de compagnie, qui ne cache pas qu’il devrait avoir recours à des “shifts” planifiés de ces employés et ainsi que sur leur mode de paiement des commissions des agents pour les agences.

D’ailleurs, aux dernières nouvelles, certaines branches des agences de voyages concernées auraient déjà demandé à leur personnel d’activer les rotations de leurs congés, car il n’y aurait plus vraiment de grandes activités à leur niveau. « Nou mem pa kone si pou pey nou pou sa ou bien pe zis fors nou pou pran konze. Pe dir nou pran konze pou 12 zour », nous a déclaré une employée hier. Petites ou grandes agences, les séquelles du coronavirus les touchent toutes et on appréhende que la période de “recovery” soit longue.