Les juges Asraf Caunhye et Pritviraj Fekna, siégeant en Cour d’appel, ont maintenu la sentence de 5 ans de prison et les frais de Rs 500 infligés à R. Reedoo, trouvé coupable d’homicide involontaire sur la personne de l’officier de police Darga. Ce dernier avait succombé à ses blessures après avoir été agressé près d’un bar par plusieurs personnes, dont l’accusé.
L’appelant, un dénommé R. Reedoo, avait été poursuivi en Cour intermédiaire sous la charge de “wounds and blows causing death without intention to kill”. La magistrate l’avait en effet reconnu coupable après avoir pris connaissance des preuves présentées en cour et lui avait infligé une peine de 5 ans de prison ainsi que des frais de tribunaux de Rs 500. Selon l’accusation, le PC Darga aurait été tué alors qu’il était en opération avec des collègues à Goodlands. Le policier avait débarqué dans un bar où étaient vendues des boissons alcoolisées après les heures de travail. Là, il avait été violemment agressé par une quinzaine de personnes. L’officier devait par la suite succomber à ses blessures. La cause du décès a été attribuée à un “penetrating wound of skull and brain”.
R. Reedoo avait décidé d’interjeter appel de la décision, avançant quatre points pour défendre sa cause, entre autres de ne pas avoir bénéficié d’une « procédure d’enquête juste ». La magistrate s’était en effet selon lui concentrée sur le témoignage du PC Bungaroo, qui se trouvait dans l’équipe menant l’opération dans le bar en question. Selon ce témoin, au cours du raid, les policiers ont été assaillis « par un groupe de personnes hostiles », dont faisait partie l’accusé. Après avoir été agressé par ce dernier en dehors du bar, l’officier a indiqué que le PC Darga serait sorti afin d’appeler à l’aide. L’accusé se serait alors tourné vers lui avant de l’agresser avec d’autres individus, armés de bouts de bois et d’objets divers. Les assaillants auraient ensuite pris la fuite en apercevant une camionnette de la police, selon l’officier. Le PC Darga, quant a lui, était grièvement blessé. Il a rendu l’âme avant d’atteindre l’hôpital.
L’accusé avait soutenu en cour que ses dépositions avaient été prises avec « oppression et violence ». Les juges ont toutefois estimé que celui-ci avait bénéficié d’une assistance légale depuis 2001 et qu’il avait depuis eu amplement le temps de consigner une autre déposition pour sa défense jusqu’à ce que l’affaire soit logée, soit en 2006. « The trial then proceeded with all the safeguards necessary to ensure a fair hearing of the charge against the appellant. It is beyond dispute that the appellant had, at all material stages been afforded all the time, opportunity and facilities necessary for the proper conduct of his defence », dit le jugement. Les juges ont ainsi rejeté les quatre points d’appel présentés par l’appelant et ont décidé de maintenir la sentence de 5 ans de prison et les frais additionnels infligés précédemment par la Cour intermédiaire.