Les cours offerts par le Mauritius Institute of Training and Development (MITD) seront bientôt revus pour qu’ils soient plus attirants pour les étudiants. C’est ce qu’a déclaré le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, lundi soir à l’Assemblée nationale lors de son intervention sur le discours-programme. Selon lui, le curriculum des cours offerts par cette institution d’enseignement sera revu et son rôle sera plus consolidé afin de pouvoir répondre au problème de l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail.

Les élèves, qui choisissent d’étudier dans les centres de MITD, selon le ministre, sont surtout ceux qui n’ont pas obtenu cinq “credits” au School Certificate pour qu’ils puissent continuer leurs études. Pour que ces élèves, malgré leur résultat, puissent avoir un avenir, les cours offerts par le MITD seront encore plus intéressants, leur garantissant ainsi un emploi. Non seulement la révision de son curriculum, le MITD aura aussi la tâche de concevoir des cours pour le développement professionnel des employés.

Non seulement des changements seront amenés au MITD, mais le Human Resources Development Council (HRDC), organisme sous la tutelle du ministère du Travail, aura également de nouvelles responsabilités. Ainsi, des programmes de formation destinés aux étudiants ou aux employés seront renforcés et d’autres programmes seront bientôt introduits afin d’élargir l’offre des programmes.

Par exemple, le GTES programme du HRDC sera davantage consolidé. « Nous formulerons des politiques qui répondront au problème de “skills mismatch” », dit-il. Ainsi, le HRDC sera appelé à investir dans de nouvelles technologies telles l’intelligence artificielle. Les nouvelles technologies sont essentielles pour le développement du capital humain. D’ailleurs, il prévoit une augmentation dans le nombre d’employés qui seront formés par le HRDC grâce à la mise en place de nouvelles mesures selon le plan d’action de cet organisme.

Soodesh Callichurn avance que les 70% d’élèves qui n’ont pas obtenu 5 “credits” au School Certificate ne peuvent pas être laissés sur la touche. Selon lui, le gouvernement n’a aucun intérêt à laisser de côté ces élèves, d’où le fait de tout mettre en œuvre pour assurer leur avenir. Selon lui, sous le gouvernement travailliste, il n’existait pas de coordination entre le système éducatif et le monde du travail. Il déplore que ceux n’ayant que 3 “credits” poursuivaient leurs études en HSC et à l’université. Ce qui, dit-il, a augmenté le problème de l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail.