Dans une tentative de désamorcer la crise dans le secteur du transport en commun depuis ces derniers mois, avec de profondes divergences pour l’application de la grille salariale, des émissaires du MMM ont été envoyés au front en vue d’établir une liaison de communication avec les syndicalistes de l’Union of Bus Industry Workers et ceux de la General Workers Federation. Selon nos informations, ce dossier a fait l’objet de discussions à haut niveau entre le leader du MMM et ancien leader de l’opposition Paul Bérenger et le Premier ministre Navin Ramgoolam.
Les recoupements effectués après des sources syndicales indiquent que le député du MMM, Steven Obeegadoo, a été mandaté pour recueillir des informations auprès des dirigeants du tandem UBIW/GWF en vue d’être en possession de tous les éléments d’informations entourant cette augmentation salariale de la discorde dans le secteur du transport. Plusieurs échanges ont eu lieu pendant la semaine écoulée entre le parlementaire mauve et les syndicalistes. Ces données devaient être par la suite relayées au leader du MMM, Paul Bérenger, dans le cadre des discussions qui auraient été initiées entre ce dernier et le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam. De son côté, le nouveau leader de l’opposition, Pravind Jugnauth, a également établi une ligne de communication avec les représentants des travailleurs.
Mais en attendant que des décisions soient prises au niveau politique pour décanter cette situation, la campagne de mobilisation agressive sur le terrain, en vue d’une grève générale, s’est poursuivie cette semaine. Les employés des autobus individuels sont passés au vote à la gare du Nord ainsi qu’a la gare Victoria, à Port-Louis. Les résultats sont les suivants : 100% ont voté en faveur d’une action syndicale d’envergure. Les votes devront se poursuivent dans la semaine à venir. Les informations disponibles indiquent qu’une assemblée des délégués syndicaux sera convoquée fin septembre en vue de confirmer l’option d’une grève générale, qui devrait intervenir dans la première quinzaine d’octobre.
En attendant la confirmation d’une telle décision, Ashok Subron, syndicaliste de l’UBIW, avance : « Nous faisons jusqu’ici preuve de bonne volonté et nous sommes disposés à soumettre des contre-propositions. À condition toutefois que celles-ci représentent une avancée pour les travailleurs. » Affaire à suivre…