Leur marche se voulait revendicative. Ils estiment avoir réussi leur pari et attendent que les autorités réagissent et apportent des amendements à la section 29 du Copyright Act.
L’heure est au bilan pour l’Association Auteur Compositeur de Maurice (AACM), qui compile des signatures pour la pétition contenant leurs revendications. L’association souhaite avoir une rencontre en haut lieu afin que les choses bougent au plus vite en leur faveur.
À travers des slogans et pancartes, le respect des artistes et la condamnation du piratage ont été les points forts de la marche organisée par l’AACM et ses sympathisants, sur le parcours allant du siège de la MASA à Beau Bassin au Plaza à Rose-Hill. Le temps inclément et la pluie intermittente n’ont pas refroidi l’ardeur des participants.
Le président de l’AACM, Zanzak Arjoon, se dit pleinement satisfait de la marche qui s’est déroulée dans la discipline, causant un gros embouteillage. Même s’il reconnaît que l’assistance n’était pas très nombreuse jusqu’en début de soirée, il estime que le message a été compris. “Ceux qui étaient présents pour la marche se sont engagés pour la cause des artistes.”
Solidarité.
Les personnes présentes pour la marche ou le concert qui a suivi ont eu droit à des messages de sensibilisation répétés par tous les artistes. Car l’objectif principal de l’AACM est de faire comprendre au public que les artistes ne sont pas uniquement des amuseurs, mais des gens qui souffrent lorsque leurs produits sont piratés et que leur métier d’artiste n’est pas respecté. “Nou ti kone ki ena ti pou vinn zis pou konser”, admet Zanzak Arjoon. D’où les messages sans cesse entendus du début à la fin du concert.
Réconfortée par cette première expérience concluante, l’association ne compte pas pour autant dormir sur ses lauriers. “Cela nous a donné assez d’énergie et de confiance pour avancer”, souligne son président. Plusieurs rencontres sont au programme pour poursuivre la campagne de sensibilisation. Une pétition de 31 points a déjà été lancée; l’AACM compile actuellement toutes les signatures recueillies. Une rencontre avec le groupe FreeArt et Cares est prévue pour un travail en profondeur et de réflexion.
“Ansam, nou pli for”, ont scandé les artistes. Grâce à cette solidarité, ils espèrent vivement que leur situation sera prise en considération afin que l’art ne meure pas à Maurice. Ils attendent aussi plus de fermeté de la part des autorités pour combattre le piratage de leurs oeuvres.