Ordures débarrassées dans la nature à l’entrée d’un morcellement en développement à Curepipe

De janvier 2018 à janvier 2019, la municipalité de Curepipe a procédé au nettoyage de 152 terrains en friche dans tous les quartiers de la ville. La campagne se poursuit et la mairie ne compte pas faire de cadeau aux propriétaires se montrant indifférents face à la situation. C’est ce qui ressort de la réunion du conseil municipal du 27 février dernier.

Les conseillers de l’opposition ont interpellé le maire, Hans Marguerite, sur la situation qui se dégrade dans la ville de Curepipe. Ingrid Lecordier, conseillère du PMSD, avait, dans une question adressée au maire, voulu connaître les dispositions prises par la mairie en ce qui concerne les terrains en friche.

« J’ai pu comprendre que les propriétaires de ces terrains sont passibles de poursuites en cas de négligences. Mais qu’en est-il de la mairie ? N’a-t-elle pas la responsabilité de nettoyer les terrains en friche et de réclamer le coût aux propriétaires, comme le stipule d’ailleurs la Local Governement Act ? Pourquoi y a-t-il toujours autant de terrains en friche qui n’ont pas été nettoyés », a demandé la conseillère.

En réponse à sa question, le maire devait expliquer que les propriétaires ont un délai de 15 jours pour nettoyer leur terrain. S’ils ne respectent pas le délai, ils sont passibles de poursuites. Entre-temps, la mairie de Curepipe procède au nettoyage de ses terrains et réclame le coût aux propriétaires.

« Effectivement, nous faisons face à une situation très inquiétante à Curepipe en ce qui concerne les terrains en friche. J’ai d’ailleurs demandé à la vice-Première ministre de soulever le problème à l’Assemblée nationale en vue d’amender la loi », a déclaré le maire. Et d’ajouter que de janvier 2018 à janvier 2019, la mairie de Curepipe a procédé au nettoyage de 152 terrains en friche à travers la ville.

La conseillère Nathalie Gopee devait alors attirer l’attention du maire sur les terrains de la municipalité ou de l’État laissés à l’abandon. Selon elle, un terrain à Cité Malherbes et un autre à Eau-Coulée n’ont pas été nettoyés « depuis un bon bout de temps ». Hans Marguerite avance que le conseil a pris note de la demande et que les personnes concernées iront faire un constat de visu et prendront les dispositions nécessaires pour nettoyer ces terrains.