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Il ne faut, certes, pas préjuger des suites de l’enquête policière sur les circonstances dans lesquelles Premduth Panchoo a perdu la vie jeudi dernier. Mais les premiers éléments qui en ressortent tendent à démontrer que la police de Curepipe se « distingue » une nouvelle fois avec un des officiers qui y est affecté qui s’est retrouvé parmi les premiers interpellés dans cette affaire d’agression qui a coûté la vie à celui qui est présenté comme un « camarade de beuverie ».

Il semblerait que la police de Curepipe ait du mal à se défaire de sa réputation peu reluisante depuis qu’un certain inspecteur Harry — pas l’immense Clint Eastwood qui vient, à 88 ans, de signer une autre remarquable oeuvre cinématographique avec La Mule — y est passé avec fracas, au pont de se faire surnommer le « Shérif ». Indiscipline, laisser-aller et abus en tous genres. C’est ce qui semble caractériser le poste de police de Curepipe.

Janvier semble d’ailleurs être un mois fatidique pour cette station de police. L’année dernière c’était les photos de David Gaiqui nu attaché à une chaise qui avaient choqué le pays et, cette année, il y a cette affaire d’agression dans laquelle est directement visé un policier de la localité. On ne sait pas si ce sont les caméras au coût de Rs 19 milliards pour le contribuable dont se vantent Pravind Jugnauth et Mario Nobin qui vont régler le problème de ces indélicats en uniforme, mais le commissaire de police pourrait, entre deux missions, commencer à essayer de mettre un peu d’ordre au sein de ses troupes. S’il venait lui-même à Curepipe, il verrait que les policiers de la Ville lumière ne réglementent pas les problèmes, ils les organisent eux-mêmes. Ils sont incapables de régler le trafic ni l’anarchie des stationnements sur la route du Jardin, parce qu’ils se garent eux-mêmes n’importe comment et qu’ils donnent très souvent le mauvais exemple lorsqu’ils traversent le passage clouté entre les deux sièges du poste de police, comme si c’était une passerelle privée.

Il vaut mieux ne pas parler de leur tolérance extrême vis-à-vis des chauffeurs de van scolaires qui font leur loi au nez et à la barbe des agents en uniforme auprès de l’école primaire de Notre-Dame de la Confi ance RCA où le sens interdit temporaire est bafoué, provoquant des inconvénients considérables pour d’autres usagers. Avec l’ouverture prochaine d’une maison de retraite dépourvue d’aire de stationnement tout près de ce capharnaüm, ça promet.