Le Sud-Africain Arran Brown a remporté l’édition 2012 de la Deutsche Bank 100 km Anou Pedaler devant le jeune Mauricien Emmanuel Malepa. Le Sud-Africain a signé le seul chrono sous les 2h20 (2h19’46).
Parti dans les derniers kilomètres de la course, Arran Brown, qui a déjà remporté quelques victoires de prestige dans son pays, a laissé sur place le jeune Emmanuel Malepa, issu du CNFC-Crystal, qui est arrivé avec cinq minutes de retard, soit en 2h24’41.
La course féminine a été encore plus disputée, avec Ashleigh Moolman Pasio disputant le sprint à Aurélie Halbwachs pour la première place. Finalement, la Sud-Africaine sera la plus rapide, signant 2h24’43, laissant Halbwachs à une seconde derrière.
Mais ce n’est pas tant la victoire des Sud-Africains qui était sur toutes les lèvres. C’est l’organisation qui a été critiquée, et pas qu’un peu. Les frais d’inscription majorés après le 1er octobre, l’arrivée déplacée de Mon-Choisy à Northfields, la sécurité, autant de points que les participants ont critiqués.
Ces critiques ont surtout été formulées sur le réseau social Facebook. On peut ainsi lire « ça l’année la, ine gagne zis delo. L’année dernière, ti paye moins ti gagne plis. » Ou encore « CRA vine faire business ar lécourse. » D’autres participants, encore, ne comprennent pas pourquoi les frais d’inscription ont été majorés. « Nous savons que c’est pour une bonne cause. Il y a des coureurs qui se sont entraînés pendant un an. »
Pourtant, Christian Desjardins, de CRA World Events Management, qui s’est vu confier la tâche d’organiser la course depuis deux ans, veut temporiser. « Cette majoration n’est pas une nouveauté. Ça se fait partout dans le monde », explique-t-il. Il se défend encore en disant que la décision a été prise par le comité organisateur, qui regroupe The Circle et la Deutsche Bank, entre autres.
Mais, rappelle-t-il, les gens ont oublié le but de la course : lever des fonds pour une bonne cause. « Il faut que les gens se rapellent que tous les fonds recueillis vont à The Circle. Nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne d’organisation. »
D’autres critiques viennent expliquer que placer l’arrivée de la course du côté de Labourdonnais n’était pas une bonne idée. « Avant, à Mon-Choisy, c’était plus sympa. Les gens étaient sur la route. L’arrivée n’était pas aussi sécurisée que l’on croit à Labourdonnais. »
Une situation que Christian Desjardins reconnaît volontiers. « C’est vrai que les spectateurs étaient un peu partout sur la route et cela malgré le fait que les marshalls avaient donné des instructions pour qu’ils n’obstruent pas le passage. Ce sont les gens qui n’ont pas écouté. »
Maintenant que la question a été soulevée, c’est aux organisateurs de rectifier le tir, pour que la course cycliste la plus attendue du calendrier ne perde ni de son charme ni de son prestige.