Ahmad Saboordin Dada Mullack, 77 ans, est porté disparu depuis hier à la mi-journée dans la région boisée de Pétrin, au début du parc national des Gorges de la Rivière-Noire. Il participait à une sortie avec l’association de personnes âgées de Saint François, dont il est membre. Après des recherches infructueuses jusqu’à fort tard hier, les opérations ont repris ce matin avec la participation de la Special Mobile Force (SMF) et du Groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM). Entretemps, les responsables de l’enquête au poste de police de Vacoas ont poursuivi ce matin les auditions des 57 autres participants à cette sortie en vue d’obtenir toute indication susceptible d’aider à retrouver le disparu.
À 13 h 15 aujourd’hui, l’opération de recherches n’avait rien donné. Mais les responsables se disaient confiants de retrouver Ahmad Saboordin Dada Mullack au cours de la journée. Pour ce faire, les Casernes centrales ont déployé un important contingent policier très tôt ce matin en vue d’une vaste opération de “sweeping” dans cette région de Pétrin/Plaine-Champagne qui est très fréquentée en cette période de cueillette des goyaves de Chine. Compte tenu de la topographie du terrain, la SMF et le GIPM ont été sollicités. Des chiens policiers et l’hélicoptère de la police ont également été mis à contribution pour faciliter les recherches, qui ont démarré dans les parages des toilettes publiques de Pétrin où le disparu a été vu pour la dernière fois à 11 h 10 hier par un membre de son association.
La sortie mensuelle de ce club du troisième âge devait comporter quatre étapes : Plaine-Champagne, Petrin, St-Félix et la plage de Riambel. L’autobus avait quitté la capitale tôt hier matin. À son arrivé à Pétrin, 48 membres devaient en descendre pour la cueillette de goyaves de Chine. « Lors de mon briefing avant de descendre la région de Pétrin, j’ai donné des consignes strictes pour que les membres restent groupés. Selon le programme établi, ils devaient regagner l’autobus à 11 h 30 précises. Quand j’ai fait l’appel dans le véhicule, on a constaté qu’Ahmad Saboordin Dada Mullack, qui fait partie de notre association depuis trois ans, manquait à l’appel », explique au Mauricien le président de l’association, Abdul Razack Noorkhan.
À ce moment, quelques membres devaient effectuer une première recherche dans les environs, pensant qu’Ahmad Saboordin Dada Mullack était simplement un peu en retard. Mais au bout de 15 minutes, toujours aucune trace de cet habitant de Port-Louis, pourtant un habitué de ce type de sorties. Les responsables de l’excursion ont alors alerté les gardes forestiers, qui devaient à leur tour entreprendre de nouvelles recherches qui se sont avérées vaines. Celles effectuées par la SMF et différentes autres unités de la police jusqu’à fort tard hier devaient être également infructueuses.
En vue de ne laisser aucun détail de côté, les 57 membres de l’association sont auditionnés depuis ce matin par la police de Vacoas, responsable de l’enquête. Un exercice qui se déroule au centre municipal Gorah Issac à Port-Louis. Ces auditions ont pour objectif tant de corroborer les versions des faits, que d’obtenir des indications devant aider aux recherches.
Depuis hier après-midi, la famille Dada Mullack vit une véritable angoisse. « Enn nuit pann kapav dormi. Nou bien trist, zame nou ti panse ki ti pou kapav ariv li enn zafer koumsa parski li abitie sorti avek sa group-la. Hier avan li sorti, mo bolom ti pe anvi ki mwa ek nou tifi vinn ar li. Linn dir mwa si nou pa ale li pa pou al tousel. Mo pann konpran kifer li finn dir sa », témoigne son épouse, Sabeeroon Dada Mullack, presqu’au bord des larmes.