Les circassiens du Magic Circus of Samoa ont offert un spectacle varié et fort agréable au public présent à la soirée de gala jeudi soir à Bagatelle. Un pure moment de divertissement où le spectaculaire et le rire étaient au rendez-vous.
Jongleurs, funambules, contorsionnistes, équilibristes, danseurs de feu, lanceur de couteaux, magicien sans oublier les clowns… Pendant deux heures et demie, les circassiens du Magic Circus of Samoa ont tenu en haleine le public mauricien sous son grand chapiteau installé dans la cour du centre commercial de Bagatelle depuis plusieurs jours déjà.
Un grand coup de sifflet annonce le début du spectacle. Toutes les lumières sont éteintes. Le spectateur, installé sur des chaises autour de la scène, retient son souffle. Curieux, il attend ! En préambule : un jeu de lumière sur fond sonore. Une manière de l’introduire dans ce nouveau monde. Sans plus attendre, le directeur du cirque, Bruno Loyale, lui souhaite la bienvenue. Petite introduction du cirque qui se produit dans l’océan Indien pour la première fois. Et le public rencontre tout de suite le jongleur aux chapeaux, suivi d’un numéro de funambule. Toute l’attention du spectateur est focalisée sur le couple qui marche sur le fil. Moment de relaxation avec un match de boxe par des clowns. Pour le plus grand plaisir des enfants… qui ne cessent de rire à chacun de leur geste.
La performance aérienne sur corde, d’une rapidité déconcertante ravive les émotions avant de laisser place à « une séance de gymnastique ». Une série de numéros qui brisent toutes les conventions, où le burlesque est le maître mot. D’aucuns auront été frappés par la performance de cette jeune Indienne, allongée sur le dos, les jambes remontées et pliées en l’air et qui fait monter un ballon jusqu’à un panier, placé à plusieurs mètres de haut, au bout d’une barre de fer qu’elle tient sur la plante des pieds.
Le public a aussi eu droit à une série de numéros du lanceur de couteaux qui est une tradition des Samoa, fait ressortir le directeur du Cirque. Il est introduit petit à petit à cet art où dans un premier temps, le lanceur envoie des couteaux sur un simple panneau. Avant de passer au deuxième numéro, Bruno Loyale demande au spectateur de ranger tout appareil photo ou caméra avec un flash, « pour la sécurité des artistes », insiste-t-il. Un femme se place au milieu du panneau, le lanceur recommence l’opération tout en évitant de la toucher. Autre avertissement sur fond d’humour : « N’essayez pas cela avec votre femme, messieurs. » « Le prochain numéro sera encore plus dangereux », poursuit-il. Il s’agit de lancer des couteaux sur une roue qui fait 280 révolutions et sur laquelle est attachée une femme. Pour terminer cette série, la participation d’un membre du public est sollicitée…
Les contorsionnistes indien ou africain ont été fantastiques. Si l’artiste africain a, par moment, créé une impression d’étouffement chez le spectateur lorsqu’il tente de passer dans une raquette de tennis ou à travers un tonneau sans fond, l’indienne Rena l’a ravi de sa grâce. Les performances en monocycles, dont certains sont produites pour la première fois peut-être à Maurice, ont aussi retenu l’attention.
Danseurs de feux, motobikers, jongleurs de tout genre, … la prestation des circassiens du Magic Circus of Samoa est à voir. Le cirque est à Maurice jusqu’au 10 septembre.