Indrassen Murdamoothoo, dit Jason, est rentré au bercail il y a quelques jours après une formation poussée en Angleterre. De début juillet à début août, cet officier de la prison, affecté depuis qu’il a rejoint l’institution à la Dog Unit, était, de même que quelques autres collègues étrangers, familiarisé à de nouvelles techniques de fouille et de recherche, avec l’appui d’un chien renifleur, de drogues et de portables. En septembre prochain, le chien avec lequel il a suivi sa formation, en l’occurrence un épagneul, arrivera à Maurice. Rencontré dans les locaux de la prison de Beau-Bassin cette semaine, Jason Murdamoothoo dit souhaiter « mettre à profit mes nouvelles connaissances au service de mon métier ».
L’excitation d’un nouveau défi et la fierté ressentie, conjugué à la passion de bien faire son boulot, se lisent dans le regard et les expressions de Jason Murdamoothoo. Ce jeune officier de la prison – il a été recruté en 2001 et est affecté depuis 2005 à la Dog Unit – revient d’un « intensive course » en Angleterre, tenu entre juillet et août derniers. Un autre Mauricien, officier de police celui-ci, ainsi que des collègues des Seychelles et d’autres pays – étaient ses amis de cours.
Durant ce séjour d’un peu plus d’un mois, Jason Murdamoothoo a travaillé avec un épagneul de 18 mois. Ces deux derniers ont été familiarisés aux techniques de recherches et de fouilles en quête de drogues et de portables sur les détenus dans les prisons. « C’est un chien complètement différent des bergers allemands, explique-t-il. Tandis que l’on doit avoir une approche plus masculine, et à la limite brutale, avec les bergers allemands pour les dresser à ce métier, en revanche, avec les épagneuls, c’est une toute autre affaire ! Il faut leur parler avec beaucoup de douceur et de tendresse. Littéralement, les « caresser dans le sens du poil » ! Et ils demandent beaucoup d’attention et d’affection. »
En septembre prochain, l’épagneul rejoindra, après un passage inévitable en quarantaine à son arrivée, celui avec qui il a été formé. Les prisons mauriciennes seront ainsi dotées du premier chien renifleur de portables… J. Murdamoothoo cache très mal son impatience à retrouver son « compagnon » de travail : « Oui, je suis pressé que l’on se retrouve, parce que j’ai appris des techniques, j’ai acquis de nouvelles connaissances que je voudrais mettre à profit le plus tôt possible dans le cadre de mon métier ! » Notre interlocuteur ajoute : « Cette formation a été très enrichissante. Ce domaine n’est pas figé. Les détenus ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de trouver de nouvelles cachettes… Qu’il s’agisse de drogues ou de téléphones portables. Cette formation en Angleterre, avec cet épagneul, m’a permis d’être à la pointe des techniques de fouilles. J’ai beaucoup apprécié ces nouvelles informations. »
Ses responsabilités, à ce jour, impliquent de patrouiller dans les différentes cours des prisons ainsi que d’intervenir lors de fouilles dans les cellules et sur les détenus. Le jeune homme exprime sa « profonde reconnaissance » envers le Commissaire Jean Bruneau, qui, dit-il, « a placé sa confiance en moi et m’a recommandé pour cette formation ; autant pour mes collègues ». Jason Murdamoothoo poursuit : « Pour cette formation, c’était la première fois que j’ai quitté Maurice. C’était à la fois une expérience nouvelle, une découverte et, en même temps, j’ai aussi ressenti la tristesse d’être séparé des miens. Heureusement qu’il y a le téléphone et les technologies nouvelles, comme Skype, pour rester en contact en permanence avec tout le monde ! »