Le Cours d’été international relatif aux droits de l’enfant, qui se tient chaque année depuis 2012 à l’Université de Moncton (Canada), s’intéresse, pour sa 5e édition prévue pour juillet, à la problématique de privation de liberté des enfants, c’est-à-dire ceux qui sont en conflit avec la loi. Cette plateforme internationale d’échanges verra la participation de Rita Venkatasawmy, l’Ombudsperson for Children, et d’une investigatrice de cette organisation.
Lors des prochains travaux du Cours d’été international relatif aux droits de l’enfant, prévus du 3 au 8 juillet, les participants examineront les enjeux touchant les privations de liberté des enfants et le droit des adolescents à un système de justice pénale adapté. L’Onu a annoncé en 2014 une étude globale sur les conditions des enfants privés de liberté. Le cours à Moncton traitera aussi de meilleures pratiques pour mettre en oeuvre le droit des enfants à un système de justice pénale adapté à leur niveau de développement.  
L’Ombudsperson for Children, qui sera présente à ce prochain Cours d’été international, se dit convaincue que les expériences qui seront relatées par les conférenciers, de même que les échanges entre les participants, seront bénéfiques dans la préparation d’un rapport sur le RYC, que son organisme soumettra très bientôt au gouvernement. « Les enfants en conflit avec la loi ont aussi des droits. Sans aucun doute ce Cours d’été international donnera lieu à des échanges fort intéressants et très enrichissants pour les défenseurs des droits des enfants. Personnellement, j’attends beaucoup par rapport au volet concernant le dispositif à mettre en place pour encadrer ces enfants », dit Rita Venkatasawmy. Cette dernière fera une intervention sur l’expérience mauricienne lors de cette conférence.
S’agissant des droits des enfants handicapés, l’Ombudsperson for Children estime que « personne ne peut être indifférent » aux dernières observations faites par l’Onu s’agissant de la situation à Maurice. « On ne peut rester insensible aux requêtes en faveur de ces enfants. Que le pays prenne les mesures nécessaires assez vite pour la mise en pratique des recommandations de l’Onu », souhaite Rita Venkatasawmy.