Un technicien de Mauritius Telecom a été sévèrement agressé par un membre de la sécurité de la compagnie, jeudi après-midi, à Ebène. Le motif de ce passage à tabac: un malentendu selon lequel le technicien aurait dénoncé les actions frauduleuses de son collègue auprès de leurs supérieurs. Suite à son agression, le technicien a consigné une déclaration au poste de police. Arrêté, son agresseur a été traduit en Cour de Rose-Hill dès le lendemain et a été remis en liberté après avoir fourni une caution.
Dans sa déposition consignée à la police vers 17h45, un habitant de Calebasses de 39 ans a indiqué qu’il a été malmené par un officier de la sécurité sur son lieu de travail, soit à Mauritius Telecom d’Ébène. L’agression a eu lieu vers 16h35, le même jour, soit au moment où il regagnait le parking. Son agresseur, explique-t-il, l’a attendu près de sa voiture avant de proférer des menaces. «Si mo perdi mo travail, mo pou touye toi, mo ena fam ek zenfan pou nourri.» Le présumé agresseur n’en serait, cependant, pas resté aux menaces verbales car aussitôt, il a sorti un tonfa (matraque) et s’est acharné sur le plaignant, le rouant de coups sur différentes parties du corps.
Dans une vaine tentative d’échapper aux mains de son agresseur, à qui il n’aurait jamais eu à faire avant ce jour-là, il s’est dirigé vers les escaliers du bâtiment de la compagnie Emtel qui se situe à côté. Mais l’habitant de Calebasses a été rattrapé par son présumé agresseur et aurait, encore une fois, subi des coups. Le pire a été évité avec les employés de la compagnie volant à son secours. D’après l’employé agressé, la raison pour laquelle l’agent de sécurité s’en est pris à lui est que ce matin-là, il l’a aperçu accepter de l’argent de la part de plusieurs personnes ne faisant pas partie du personnel de Mauritius Telecom en échange de places de parking. Il estime que le vigile le soupçonne de l’avoir dénoncé auprès des responsables de Mauritius Telecom.
Un peu plus tard, la police a procédé à l’arrestation du présumé agresseur. Celui-ci a comparu devant le tribunal de Rose-Hill durant la matinée de vendredi sous une charge provisoire d’agression et a été libéré contre une caution de Rs 4,000 et une reconnaissance de dettes de Rs 10,000. L’enquête se poursuit.