Alors que le prix du ciment augmente de 7 % aujourd’hui, la pochette de 50 kilos coûtant Rs 12 plus cher au consommateur, il n’est pas inutile de rappeler les possibilités alternatives que permettent maintenant les technologies modernes et écologiques de construction. Dans le nord de l’île, la compagnie La Française des Constructions (LFDC), à travers ses réalisations, souhaite amener la population mauricienne à se défaire d’idées reçues tenaces sur l’éco-construction, notamment en proposant une structure de base solide tout en étant moins gourmande en ciment et béton. Celle-ci permettrait de réaliser jusqu’à 33 % d’économie sur les gros oeuvres, un facteur déterminant lorsqu’il s’agit de s’embarquer dans la construction d’une maison.
La LFDC propose la “maison bioclimatique”, dont les grands principes reposent sur une attention particulière au lieu d’implantation, la valorisation des apports gratuits du soleil en plaçant de grandes ouvertures au Nord, la conservation de la fraîcheur naturelle de la maison, l’utilisation des énergies renouvelables ; également en privilégiant une architecture compacte en plaçant les pièces de service au Nord de manière à créer en espace tampon, en assurant le confort d’été par l’intégration de stores, de treilles et de végétaux, en mettant en place des systèmes de récupération des eaux de pluie et de ventilation performants. Différents types d’études techniques visant à réduire à moyen terme les consommations énergétiques ainsi que les coûts induits sont proposés. Selon la LFDC, l’amortissement d’une éco-installation est possible sur une moyenne de 4 à 6 ans par le biais de trois alternatives majeures : l’énergie solaire type photovoltaïque, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, soit celle générée par les sols.