Tout en se félicitant de l’interdiction de la fabrication et de la vente des sacs en plastique, la Platform Moris Lanvironnman réclame maintenant, entre autres, l’interdiction des boîtes en mousse de polystyrène (boîtes de take-away blanches). Cette organisation non-gouvernementale argue que ce produit génère des déchets tout en menaçant la santé publique.
« Toute initiative pour encourager une utilisation durable des ressources est bienvenue, comme cette interdiction de la fabrication et de la vente des sacs en plastique pour pousser les gens à se tourner vers des alternatives plus durables tels les tentes en vacoas ou en rafia », explique la responsable de la Platform Moris Lanvironnman (PLM), Adi Teelock.
« Nous proposons par conséquent que le ministre de l’Environnement ne s’arrête pas en si bon chemin et procède à l’élimination d’autres articles jetables en plastique et particulièrement ceux qui ne sont pas recyclables, tels que les containers en mousse de polystyrène », ajoute notre interlocutrice.
Adi Teelock souligne que le polystyrène est un produit relativement stable dans le temps, avec une durée de vie d’environ 1 000 ans. « C’est d’abord un produit qu’on ne peut ni recycler, ni réutiliser. Par conséquent c’est un gaspillage de ressources dans la mesure qu’il ne peut servir de nouveau », fait-elle remarquer.
En outre, tout comme les sacs en plastique, l’impact du polystyrène sur l’environnement est fort. « Puisqu’il ne sert plus à rien après sa toute première utilisation, les containers en mousse de polystyrène par exemple se retrouvent très vite, tout comme les sacs en plastique, dans la nature. Et de là, ils vont jusqu’à la mer où ils sont ingérés par les oiseaux marins, poissons et d’autres animaux qui les prennent pour des proies. La faune aquatique confond les billes de polystyrène avec des oeufs de poissons ».
Outre ces impacts négatifs sur la nature et sur les animaux terrestres et aquatiques, le polystyrène constitue également un danger pour la santé humaine. « Selon les experts, le polystyrène se dégrade au cours du temps en se retransformant en styrène, et celui-ci est un cancérogène potentiel. C’est cette même caractéristique qui fait qu’il est dangereux de chauffer ou de mettre des aliments chauds dans des boîtes de take-away ».
La porte-parole de la PML plaide par conséquent pour que les autorités et les commerces encouragent le recyclage, la réparation, la réutilisation, entre autres, en mettant à la disposition du public des bennes de tri/recyclage.
« Que chacun fasse l’effort nécessaire pour que disparaissent ces fléaux que sont les déchets plastiques et le gaspillage des ressources », conclut-elle.