En six journées, l’écurie que dirige Patrick Merven, a enlevé cinq courses.  Ce qui peut être considéré comme une maigre moisson par rapport à pareille époque, la saison dernière, où elle en avait remporté le double.  Même son de cloche du côté de Cédric Ségéon qui n’a ramené que trois succès jusqu’ici, alors qu’il en avait huit avant la tenue de la 7e journée 2012. Un manque de réussite pour le Français car sur trente-et-une montes, il n’a brillé que par l’entremise de Liquid Motion (1e et 5e journée), etBali Mojo, la semaine dernière.
Bali Mojoremporta ainsi l’épreuve réservée aux chevaux des C6&7. Très bien parti de l’as à la corde, le pensionnaire de l’écurie Merven se porta facilement en tête avant de se laisser déborder par Juan Belmonte. Placé en deuxième position côté corde, à l’intérieur de Joyful, Bali Mojoattendit son heure avec l’idée préconçue de s’infiltrer à la corde dans la ligne droite.  Le fils de Silvanotraça ensuite une plaisante fin de course venant ajuster Juan Belmonte, et aussiJoyfulqui avait pris lefirst run, avant de prendre la mesure de Days Of Yoredans les dernière foulées.
« C’est un cheval que j’ai eu l’occasion de piloter plusieurs fois la saison dernière. Ensuite, il est tombé malade et la reprise a été un peu difficile. Sa valeur avait aussi été revue à la hausse. Il avait cette fois la ligne pour lui et retrouvait sa classe. Il est très vite sorti des boîtes. Puis, quand j’ai vu que Juan Belmonteconvoitait la position tête et corde, je me suis dit tant mieux. C’est ainsi que je me suis assis tranquillement derrière lui. A l’entrée de la ligne droite, j’ai pu prendre les barres  et il a sorti un joli coup de reins pour l’emporter. Toutefois, mon cheval s’est quelque peu arrêté dans les cent derniers mètres car il est à la base un cheval caractériel. Mais je l’ai monté jusqu’au bout », nous a déclaré Cédric Ségéon.
« C’est un cheval qui a beaucoup de coeur »
Quant à l’entraîneur Patrick Merven, il se dit heureux que le cheval ait pu surmonter ses problèmes de santé. « Au début de l’année dernière, il était très bien. Il avait très bien couru lors de ses premières sorties. Par la suite il devait contracter le bilaris (fièvre jaune) et il a pris beaucoup de temps pour s’en remettre. Le breakaidant, il a pu récupérer », avant d’ajouter que : « Il avait l’avantage de la ligne comparé à la dernière fois où il avait fait toute sa course en épaisseur. Le lot était aussi beaucoup plus abordable. Ce qui m’avait donné plus de confiance c’est qu’il avait très bien travaillé jeudi matin. C’est l’apprenti Ramgopal qui l’avait monté. Je lui avais demandé de lui donner une belle accélération dans la ligne droite. Il m’avait bien plu ce matin-là. On est super content de cette victoire. C’est un cheval qui nous a procuré beaucoup de plaisir. »
Une course plus tôt, Catch The Gersaccrochait le premier accessit sur 1400m. Force est de constater que le hongre a mieux fait que lors de sa dernière sortie où il avait terminé sur les genoux après son coupe-gorge avec Cassido.Parti en tête dès les premières encablures, ce fils de Cataloocheene put touteoifs résister au retour en trombe d’Isipho, le parcours étant légèrement trop long.
« On est très content de sa course. C’est un cheval qui a beaucoup de coeur. Il ne faut pas oublier que c’était un 1400m avec des false rails à 3 m 25 et sans compter sa 8e ligne. On est très satisfait de sa prestation », dira Patrick Merven.
L’autre bonne performance de la journée, est à mettre à l’actif de Druid’s Moon, piloté par Swapneel Rama, dans l’épreuve principale.  Idéalement placé en quatrième position, le cheval de famille Govinda trouva les barres lors de l’emballage final et finit troisième à moins d’une longueur de Seattle Ice, le vainqueur.
Du coté de Ball Park dans la 7e épreuve, il devait un instant faire illusion en ligne droite finale pour ensuite courber l’échine face à Kite Surfer après avoir versé à l’intérieur.
Sunday Monday etBayardterminèrent tous deux quatrième dans les deuxième et cinquième courses. Ils sont à créditer d’une course ordinaire, alors que Keep Walking  Imperial Palace, Ruby King et Super Storm sont à mettre au chapitre des « A revoir ».