Les Casernes centrales auront du pain sur la planche pour ce dernier mois de l’année avec les élections générales dans un peu plus d’une semaine et suivies immédiatement des festivités de fin d’année. La présence nocturne des forces de l’ordre a été renforcée sur le terrain depuis vendredi soir avec 300 policiers supplémentaires sur le terrain pour des “road blocks” et des patrouilles sur les principaux axes routiers. Avec cet important déploiement et la mise en garde émanant du plus haut niveau de la force policière, sous forme de communiqué, contre des dérapages lors des rassemblements politiques, tout semble indiquer que les Casernes centrales adopteront la politique de tolérance zéro pendant les prochaines semaines.
Avec les incidents rapportés depuis le début de la présente campagne électorale et les importants mouvements de foule à venir pour les fêtes de décembre, il était impératif pour les Casernes centrales d’adopter la meilleure stratégie pour s’assurer que cette période cruciale sur l’agenda de la force policière se déroule dans l’ordre et la paix. Étant donné que ces deux événements interviendront l’un après l’autre, les forces de l’ordre ont entamé la deuxième étape du déploiement de leurs effectifs sur le terrain depuis ce vendredi soir. Quelque 300 policiers de plus, affectés jusqu’à présent aux tâches administratives, ont été redéployés sur le terrain en guise de renfort supplémentaire. Ainsi depuis vendredi, les patrouilles sont plus régulières et les barrages routiers encore plus fréquents. La présence de la Special Mobile Force et de la Special Supporting Unit est encore plus accrue à des endroits stratégiques, que ce soit pour des barrages routiers ou encore des patrouilles pour détecter tout mouvement suspect. Les Casernes centrales maintiendront cette présence dans les quatre coins de l’île au moins le 5 janvier de l’année prochaine.
Pendant la semaine écoulée, la police a clairement indiqué qu’elle ne fera pas dans la demi-mesure pour ces élections à venir. Dans un communiqué, les Casernes centrales lancent une sévère mise en garde à l’encontre des dérapages pouvant intervenir pendant cette période électorale tout en citant les dispositions de la Public Gathering Act. La police rappelle que tout individu s’étant rendu à un rassemblement public en possession d’une arme quelconque, sans autorité légitime ou sans raison valable, encourt une amende pouvant aller jusqu’à Rs 100 000 et une servitude pénale ne dépassant pas 10 ans. Pour ce qui est de “misbehaving at public gathering”, ceux ayant recours à un vocabulaire abusif, insultant ou obscène durant les rassemblements publics — que ce soit vis-à-vis ou non d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une organisation — seront passibles d’une amende d’une amende pouvant aller jusqu’à Rs 25 000 et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas quatre ans.
De plus, tout individu agissant de sorte à compromettre les activités d’une organisation particulière, ou incitant quiconque à le faire, risquera une amende pouvant aller jusqu’à Rs 25 000 et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à quatre ans. En dernier lieu, la police souligne qu’en faisant une déclaration particulière ou en agissant de manière à induire un membre du public à (i) agresser une personne ou une catégorie de personnes; (ii) insulter une personne ou une catégorie de personnes; (iii) endommager des biens ou (iv) dépouiller quelqu’un en faisant usage de force ou en le menaçant, encourt une amende pouvant aller jusqu’à Rs 25 000 ou une servitude pénale ne dépassant pas 10 ans.
D’autre part, en dépit de cet important déploiement de la police, un défilé d’une alliance politique a tourné au drame mercredi, coûtant la vie à un partisan, un dénommé Jayraz Kautick. Aux alentours de 17h30, celui-ci avait grimpé à bord d’un véhicule tout-terrain en compagnie de 10 autres partisans, en vue de se rendre à un meeting de cette alliance en question. Cependant, le conducteur du véhicule en aurait perdu le contrôle aux alentours du by-pass de Goodlands et aurait terminé sa course dans le caniveau, projetant ainsi la victime hors du caisson du 4×4. Celle-ci, âgé d’une soixantaine d’années, n’a malheusement pas survécu à sa chute et a rendu l’âme des suites de lésions cérébrales.