C’est plus qu’une certitude, les prochaines élections municipales dans les cinq villes du pays, reportées depuis deux ans, ne seront pas organisées avant le 20 août prochain, date à laquelle prendra fin le jeûne du Ramadan et où se déroulera la célébration de la fête Eid-Ul-Fitr. D’aucuns affirment que selon le nouveau calendrier politique, il faudra peut-être penser à envisager ces consultations populaires vers la fin de l’année, soit après la présentation du budget 2013 et la publication du rapport salarial du Pay Research Bureau (PRB) en faveur des fonctionnaires et des employés des corps para-étatiques.
La principale raison définissant les paramètres pour ces élections muncipales demeure que les Municipal Elections Regulations découlant du nouveau Local Government Act devront faire l’objet de discussions entre le Bureau du Commissaire électoral, l’Electoral Supervisory Commission, d’une part, et les partis politiques, d’autre part ,à partir du début du mois prochain. Les informations recueillies par Week-End de sources autorisées en fin de semaine confirment que la rédaction de ces Regulations pour l’organisation des élections muncipales sont déjà prêtes officiellement.
A partir de la première semaine de juin, la Commission électorale organisera une série de rencontres avec l’état-major des différents partis politiques pour la présentation de ces Regulations, pour consigner les observations et les commentaires des politiques et leur éventuelle intégation dans le document final à être publié à l’officiel. Ce round de consultations sera mené par le président de l’Electoral Supervisory Commission, Me Yousouf Aboobaker et le commissaire électoral, Irfan Rahman.
Initialement, la Commission électorale avait voulu organiser ces tables rondes avec les partis politiques au mois d’avril. Mais cette option fut abandonnée avec l’approche des meetings du 1er mai. Dans un premier temps, les partis politiques traditionnels seront consultés officiellement avec les autres organisations ensuite, si le besoin se fait sentir. Les Regulations devront prendre leur forme finale au plus tard vers la fin de juin, laissant très peu de temps pour la tenue des élections municipales avant le début du Ramadan en juillet prochain.
Une investiture sur trois soit une femme ou un homme
L’un des aspects fondamentaux des Regulations est de transcrire dans la pratique  les principaux changements annoncés dans le Local Government Act, à savoir l’élection de trois conseillers par arrondissements, l’interdiction des parlementaires de contester des sièges à pourvoir dans les conseils municipaux ou encore la nécessité des partis politiques pour qu’au moins une investiture sur trois par arrondissement soit une femme ou un homme.
An analysant les dispositions de la loi, le MMM attire l’attention sur le fait que le Local Government Act 2011 ne prévoit aucune mesure corrective en cas de non-respect des nouvelles exigences comme la répartition entre hommes et femmes sur les listes des partis. Cette question a déjà été évoquée de manière informelle avec les autorités compétentes.
Dans ce cas précis, les candidats présentés par les partis ne respectant  les critères imposés en terme de Gender ne seront pas éliminés d’office par le Returning Officer le jour du dépôt de candidatures pour les municipales. Néanmoins, ils ne pourront pas prétendre au même symbole sur le bulletin de vote et  pourraient être considérés comme des candidats indépendants.
A ce jour, les dfférentes propostions sont encore à l’étude, le temps de tâter le pouls des politiques lors des prochaines consultations et d’arriver à un consensus pour  un approfondissement de la démocratie régionale.