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Winner’s est engagée dans la lutte contre la dégradation de l’environnement. Concrètement, ses actions se traduisent notamment à travers ses points de vente Gourmandine. À ce jour, 70% des cafétérias Gourmandine dans les supermarchés Winner’s sont équipées de produits d’emballage biodégradables. Ce n’est qu’une première étape, car d’ici décembre, ce chiffre passera à 100%.

Il faut savoir que 500 000 emballages sont utilisés chaque année dans les points Goumandine. Donc, c’est une initiative qui aura un impact, explique Stéphanie Serret, Head of Marketing. « Nous avons plusieurs autres projets liés au développement durable à l’intérieur de nos magasins. Par contre, il y a souvent ce paradoxe entre les besoins opérationnels et les besoins du client, au niveau du “health and sanitary aspect” notamment, et l’envie de passer à autre chose que du plastique. Notre stratégie est de trouver un compromis entre les besoins des clients et la nécessité de réduire l’utilisation du plastique, et ce n’est pas si facile », explique la responsable de Winner’s.

Quoi qu’il en soit, petit à petit, la chaîne de magasins est engagée dans un processus d’introduction de matériaux plus “eco-friendly”. Elle remplace ses emballages et cuillères en plastique, entre autres, par des produits biodégradables. « Comme nous sommes une entité 100% mauricienne, nous avons pu trouver des producteurs locaux qui fabriquent des petites cuillères à base de feuilles de palmiers et de feuilles de bananiers. Ces feuilles sont compressées et transformées en objets. Nous négocions actuellement avec certaines entreprises locales pour pouvoir obtenir ce type de produits », fait ressortir Stéphanie Serret. La chaîne de supermarchés privilégie des solutions fournies par des entreprises locales qui pourraient fournir des emballages en matière biodégradable ou recyclable.

Mais le désir de protéger l’environnement est parfois refréné par les contraintes opérationnelles. « Souvent, on voudrait aller plus vite et éradiquer les emballages nocifs, mais nous devons tenir compte du fait que cela a une contrainte opérationnelle notamment auprès de la clientèle », souligne notre interlocutrice. Ainsi, le remplacement de matières polluantes ne peut se faire du jour au lendemain. Un exemple : voulant bien faire et participer à la protection de l’environnement, une société de distribution avait carrément enlevé les pailles en plastique vendues avec son lait aromatisé, sans évaluer les conséquences. Les répercussions ont été difficiles à gérer au quotidien pour les supermarchés, parce que les clients arrivaient à la caisse avec le produit en question et demandaient aux caissières comment il allait boire le lait. « C’est clair qu’il faut trouver une alternative à la paille en plastique », insiste Stéphanie Serret.

Au niveau des cafétérias Gourmandine, Winner’s a introduit des pailles en papier. Ce qui représente bien évidemment des coûts additionnels pour la chaîne. Ces emballages biodégradables représentent des frais additionnels de 15 à 20% par rapport au plastique ou au polystyrène. « C’est quand même très conséquent sur le volume, mais aujourd’hui, vivant dans une île, nous sommes obligés de la protéger des déchets plastiques. Nous n’avons pas le choix, nous sommes tenus de le faire pour cesser de dégrader notre environnement », poursuit-elle, en mettant l’accent sur la nécessité de tenir aujourd’hui un discours écologique, solidaire et d’action communautaire. « On a tendance à dire qu’il faudrait faire ceci ou cela, mais il faudrait que le gouvernement agisse. C’est notre responsabilité à tous d’agir à notre niveau pour protéger la planète. »