Depuis hier matin, les limiers du Central Criminal Investigation Department (CCID) se retrouvent avec une enquête des plus délicates à résoudre. Environ un mois et demi après sa mésaventure, une jeune femme de 20 ans s’est présentée, dans la matinée d’hier, en compagnie de son homme de loi, aux Casernes centrales pour rapporter un cas d’agression sexuelle, dont elle a été victime lors d’une sortie dans une boîte de nuit de Flic-en-Flac à l’occasion de la fête du Printemps. La présumée victime affirme qu’elle a été droguée et abusée par trois hommes lors de cette sortie nocturne en compagnie d’une de ses collègues. Après les premières vérifications, les enquêteurs du Central CID devaient prendre connaissance que ces trois jeunes accusés d’agression sexuelle ont également consigné une déposition il y a quelques jours au poste de police de Baie-du-Tombeau contre des proches de la présumée victime, pour séquestration et menaces.
Les recoupements d’informations auprès des sources aux Casernes centrales indiquent que la jeune femme s’est tournée vers la police un mois et demi après les faits car elle aurait souhaité d’abord faire « sa propre enquête  » sur ce qui a pu se produire lors de cette virée nocturne dans une boîte de nuit à Flic-en-Flac. Selon la version des faits de la présumée victime, elle devait se rendre à la station balnéaire de la côte ouest en compagnie d’une de ses collègues pour la fête du Printemps. Les deux femmes ont alors fait la rencontre de trois hommes au cours de la soirée. Mais à partir de là, cette jeune de 20 ans affirme qu’elle a été plongée dans une sorte de léthargie, alléguant qu’elle fut droguée.
Des sources proches de l’enquête avancent qu’elle aurait repris connaissance une fois de retour à son domicile. Poursuivant le récit de sa mésaventure, la jeune femme affirme que ce n’est que par la suite qu’elle a appris, par des sources qui méritent d’être confirmées par l’enquête en cours, qu’elle a été victime de sévices sexuels. Dans sa déposition consignée dans la matinée d’hier, en présence de son homme de loi, la présumée victime devait donner les noms de trois suspects aux responsables de l’investigation au Central CID pour justifier ses dires.
Avec les étapes préliminaires de cette enquête du Central CID enclenchées, les limiers furent informés que ces trois hommes, accusés de viol par la jeune femme, avaient déjà consigné une déposition au poste de police de Baie-du-Tombeau dans la semaine écoulée. En effet, ils ont porté plainte pour séquestration et menaces contre des proches de la présumée victime. Aucune autre indication n’est disponible à cet effet si ce n’est que les éléments de la CID de Port-Louis Nord ont initié une enquête sur ce volet.
Du côté du Central CID, on indique que ces deux affaires, qui ont sans l’ombre d’un doute une connexion, sont des plus intrigantes. Mais une première réponse aux questions des limiers du CCID pourrait intervenir dès le début de cette semaine avec la présumée victime effectuant une visite chez le médecin de la police. Des sources s’accordent à dire que ce rendez-vous est synonyme de test de crédibilité pour la jeune femme de 20 ans, test qui confirmera ou pas sa version des faits. Ce n’est qu’à partir du rapport médical que le Central CID passera aux choses sérieuses dans cette affaire. Entre-temps, l’enquête de la CID de Port-Louis Nord suit en cours en vue d’éclaircir les circonstances de ces accusations de séquestration et de menaces à l’égard des trois jeunes hommes. Il n’est pas à écarter que l’enquête sur ce cas allégué de viol soit annexée à celle de la CID de Port-Louis pour être transmise au Parquet en vue de solliciter un avis légal.
Affaire à suivre.