L’ancien secrétaire de Sir Anerood Jugnauth n’a pu prouver qu’il a été victime de discrimination en raison de son opinion politique. Cela s’est passé hier, devant l’Equal Opportunities Commission (EOC). Medha Gunputh avait porté plainte lorsqu’il n’a pas été promu Permanent Secretary, comme certains de ses collègues.
L’affaire Medha Gunputh était le premier cas de discrimination alléguée, fondée sur l’opinion politique, enregistré à l’EOC. Toutefois, ce dernier n’a pu fournir les preuves nécessaires pour soutenir sa plainte. Selon Brian Glover, président de la commission : « Nous avions demandé à M. Gunputh des preuves pour démontrer qu’il a été discriminé en raison de son opinion politique ou de l’opinion politique qu’on lui aurait attribuée. Dans les deux cas, il n’a pu établir qu’il a été victime pour ces raisons. »
Ce cas a tout de même permis à l’EOC d’identifier certaines faiblesses. Le chef de la Fonction publique, Suresh Seebaluck, avait soulevé un point de droit, arguant que selon la Constitution, seul le Public Bodies Appeal Tribunal pouvait intervenir dans les litiges concernant la fonction publique. Brian Glover a ainsi fait une demande pour que la Constitution soit amendée, afin d’être en harmonie avec l’Equal Opportunities Act qui, elle, permet à la commission d’enquêter dans ce genre de cas. Toutefois, précise le président de l’EOC, ce n’est pas pour cette raison que Medha Gunputh n’a pas obtenu gain de cause.
Ce cas avait fait grand bruit il y a quelques mois, car Medha Gunputh est retourné à son poste de Permanent Assistant Secretary (PAS) dans la fonction publique, après le départ de Sir Anerood Jugnauth de la présidence. Sa non-nomination au poste de Permanent Secretary était perçue comme une vendetta politique. Mais cela n’a pu être établi devant l’EOC.